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TEARS TO SHED, à sa première version fut fondé par Elvira, Yoric et Charles. Il est le nouveau-né d'une longue lignée (qui existe depuis février 2008) de forums basés sur le thème des Chronicles of Pirates of the Caribbean. Le design fut réalisé par Elvira, et certaines œuvres graphiques restent néanmoins la propriété de Forumactif. Toute copie, partielle ou complète est sévèrement punie par la loi, et ainsi : strictement interdite. Le contenu du forum revient aux membres du staff, ainsi qu'aux membres de TTS, veuillez respectez leur travail. A la V2 du forum, l'équipe administrative à été remaniée suite au départ de Charles, et est composée d'Elvira, Yoric, et de deux nouvelles têtes : Grace et Cutler. (Ajout de juillet 2011 : ajout d'Elizabeth au staff, suite au départ de deux de ses membres. )

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 `` nobody said that love was fair;

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«Admin : ◊ LADY - MARRIED TO THE DEVIL »
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♠ IRL Age : 25
♠ Parchments : 415
♠ Where are you ? : ❝In the arms of my husband.❞
♠ Habilities : ❝1# Good Shooter. 2# Excellent handling of weapon. 3# Conspiracy. 4# Mean. 5# Traitor.❞
♠ Camp : ❝Long live to the King.❞
♠ RPG Age : 27years old.
♠ Quote :
“Nothing can harm us
when God leads us”
"Deo Dvcente Nil Nocet" ━ East India Trading Co. Motto. | Blason de la Famille de Hanovre.

♠ Dealing ♠
҂ ORIGINES : Germano-britanniques.
҂ PROFESSION : Gouverneur, assistante, représentante.
҂ RELATIONNEL :

MessageSujet: `` nobody said that love was fair;   Lun 7 Fév - 1:41



Elvira émit un faible soupir, et reposa la plume d’Aigle sur le grand bureau en bois vernis. Elle se leva de son fauteuil, et fit quelques pas le long de sa cabine, alors que l’immense galion tanguait très doucement de droite à gauche. Un imposant miroir alerta son attention, et lady Grey s’en approcha d’un pas rapide, s’observant sans grande conviction. Elle se trouvait fort pâle. Cela faisait plusieurs semaines, depuis déjà deux mois, qu’elle semblait couver une horrible maladie. L’aristocrate avait d’ailleurs trouvé cela plutôt étrange, elle, qui ne tombait que rarement malade. Des nausées matinales, des sautes d’humeur – En y réfléchissant bien, Elvira avait la réponse. Et cette dernière ne lui plaisait absolument pas. Elle grimaça et donna un violent coup de poing contre l’immense glace, cette dernière éclata, et de nombreux débris de verre se rependirent au sol, face à ses chaussures bouclées vernies. Lady Grey fit volte-face et décida de prendre une ombrelle parsemée de nœuds en soie blancs, et de rangées de petits boutons avec elle pour se protéger des rayons du soleil.

Elvira referma la porte en sortant, et se balada quelques instants dans les étroits couloirs sombres de l’Endeavour, visiblement troublée par quelque chose qu’elle se refusait de raconter à qui que ce soit. Lady Grey était si tellement plongée dans ses pensées, qu’elle ne s’aperçut pas au début de la présence d’une autre personne, à quelques mètres. En levant les yeux vers cette ombre, Elvira tressaillit et s’arrêta net, se demandant si rebrousser chemin ne serait pas une bien meilleure idée. Inspirant une profonde bouffée d’air pour se donner la force de continuer, sans un regard pour Beckett, elle avança, fièrement, et fixa un point invisible droit devant. Leurs épaules se frôlèrent rapidement tandis qu’elle le contournait pour passer, et c’est là, que le drame arriva.

Lâchez-moi.” protesta la blonde en l’apercevant lui empoigner le bras. Elvira ferma les yeux et ne fit plus un seul geste. L’instant d’après, il la plaqua brutalement contre le mur en bois du navire, et la blonde ne put retenir un gémissement douloureux, alors que son corps se pressait contre le sien. “Arrêtez.” Il approcha ses lèvres de son oreille et lui murmura quelques mots de son habituel ton traînant, arrogant, et chaud. “Je sais que vous en brûlez d’envie, mylady, tout comme l’autre soir…” Lady Grey se mordilla la lèvre inférieure pour contenir sa frustration, et chercha à repousser sa présence, mais il était bien plus fort qu’elle. Il la plaqua un peu plus fort, et vint caresser le tissu de soie de sa longue et vaporeuse robe beige doré du bout des doigts, se logeant à l’endroit où sa cuisse gauche se trouvait. “Je ne vous appartiens pas --” Sa bouche se referma sur la lobe de son oreille, et Elvira ne put retenir un frisson, tandis qu’il se déplaçait vers ses lèvres, les attirant avec fermeté entre les siennes en un baiser forcé, violent, et brûlant. Elvira le repoussa et lui mordit une nouvelle fois la langue, pour l’empêcher de continuer. “Cessez vos avances lubriques immédiatement !” Elle le gifla, et le sentit coller sa bouche contre le creux de son oreille pour lui souffler de nouveaux mots. “C’est là que vous faites erreur. Vous m’appartenez, tout comme vous m’avez toujours appartenu.” Son sang se glaça, et elle le regarda lui sourire mielleusement. “Allez au diable.

Lady Grey parvint enfin à se dégager de ses bras, et couru jusqu’à la petite échelle de bois qui la conduirait sur le pont de l’immense galion. Elvira soupira enfin, à l’air libre, elle se sentait protégée et débarrassée de cet homme qui l’avait honteusement trahie. Les souvenirs de cette soirée privée lui revinrent à l’esprit, alors que cela faisait déjà deux semaines qu’elle tentait de les refouler. C’était sa soirée, sa fête, son orgie, et lui – il avait tout gâché. Il s’était joué d’elle, avait prit l’identité d’un autre pour endormir sa méfiance et passer la nuit dans son lit. Et pour finir, il avait délibérément jouit en elle, au moment même où dans sa main, reposait son masque, dévoilant ainsi son identité. Un rictus de pur mépris se forgea sur les traits habituellement si élégants de son visage pâle. Elvira ferma ses paupières maquillées d’un beau violet foncé, et profita de l’air pur qui fit virevolter sa chevelure mi-longue ondulée. Le contour de ses yeux avait été tracé au khôl, un crayon noir, afin de souligner la profondeur de son regard. Elvira avait même mit un peu de rouge à ses lèvres pulpeuses, un rouge pâle, très discret. Elle posa ses coudes contre la grande rambarde en bois du navire, et scruta l’horizon, silencieusement, jusqu’à ce la silhouette d’un navire n’apparaisse au loin. Un navire portant l’étendard de la Piraterie. Elvira fronça les sourcils, et se recula rapidement en percevant les cris des soldats se préparant au combat.

Elvira observa l’imposante coque du galion ennemi se mettre à quelques mètres de celle de l’Endeavour, et soudainement, des canons d’un noir foncé sortirent de leur cachette, et à peine eut-elle le temps de faire un pas en arrière pour se protéger, qu’ils tirèrent. Lady Grey ferma les yeux en sentant une main attraper sa taille pour finir par la basculer sans ménagement au sol, sous le bruit assourdissant des coups de canons. Elle releva peu après la tête et se tourna vers son assaillant, pour lui ordonner de la lâcher, mais elle en fut tout bonnement incapable. Ecarquillant les yeux à la vue du Lord, elle le dévisagea longuement et tenta de se remettre debout, tandis que le bateau commençait à tanguer et à tirer à son tour sur le navire pirate.

Au final, après une dernière explosion, le navire des forbans se mit à couler juste droit devant eux. Elvira ne retint pas un petit sourire satisfait et plaça sa main une nouvelle fois contre la rambarde, sa si belle chevelure légèrement décoiffée à cause de la chute sur le pont. Alors qu’Elvira s’apprêtait à lancer une remarque cynique au lieutenant Groves, le navire tangua brutalement, et elle manqua de glisser par-dessus bord. De nouveaux cris retentirent, et tous désignèrent les montées de fumée émanant du galion.

- Nous ferions mieux d’accoster sur cette île, en attendant…

Proposa le lieutenant, on ne peut plus sérieux. Lady Grey ne répondit pas et marcha le long du pont, encore troublée du fait qu’on lui ait sauvé la vie. Elle pencha sa tête en arrière et chercha Beckett des yeux, et lorsqu’enfin elle parvint à capter son regard, la blonde le détourna violemment. Espérant qu’il n’ait pas cru qu’elle le scrutait désespérément, ou vicieusement. Cela faisait une semaine déjà qu’Elvira ne lui accordait plus un regard, une parole, elle le snobait, et avec une facilité déconcertante. Elle n’avait pas besoin d’entendre son horrible voix haut perchée et maniérée, Elvira Grey n’avait besoin de personne au monde. Bien que son demi-frère restait une personne proche à ses yeux, et que l’on à toujours besoin d’un bras droit, tout comme Willem, son complice. Aloha, pareillement, elle était sa Corsaire. Et Grace – Grace, avec qui d’autre déblatérait-elle ses ragots sur les bourgeoises ? Non à vrai dire, il n’y avait que Cutler de visé, il n’y avait que lui qu’elle préférait oublier monotonement.

Une fois que l’Endeavour fut installé sur la grande plage, et que la plupart des hommes du navire eurent tous posés un pied sur cette île, Elvira soupira, résignée et décida de rester à l’écart du groupe.

Lady Grey fit quelques pas sur le sable fin, et maudit ces satanés hauts talons qui ne cessaient de s’enfoncer au creux du sable à chaque pas. Observant les membres de l’équipage s’affairer près de la coque de l’Endeavour endommagée, elle remarqua Beckett en compagnie de Groves, s’entretenant sûrement sur quelques affaires de la plus haute importance. Levant les yeux au ciel, la Gouverneure préféra se tenir à distance, et sortit un petit miroir portatif du sac qu’elle avait emporté à la va-vite. Elvira tint fermement le manche de ce miroir dans sa main droite, et recoiffa ses mèches rebelles à l’aide de ses doigts, ne pouvant utiliser le moindre peigne. ( NDA : Elle n’en à pas… ) Souriant à son propre reflet, elle se dit à cet instant que son visage était réellement magnifique. Qu’aucune autre femme au monde ne pourrait surpasser sa si irréelle beauté. Elvira s’admira sous tous les angles durant de très longues minutes, à pencher sa tête vers la droite, ou la gauche ; se détaillant minutieusement, et ne trouvant tout simplement rien à redire. Sa coiffure était parfaite, ses beaux yeux verts émeraude scintillaient de malice, et son sourire était tout bonnement étincelant de blancheur. Elle plaça une mèche ondulée de sa belle chevelure dorée derrière son oreille gauche et esquissa un nouveau sourire au miroir.

- Mylady… fit une voix dans son dos. La blonde se raidit et s’assombrit aussitôt, se tournant vers l’inconscient qui l’avait dérangée.
- Oui, Groves ?
- Les dégâts semblent conséquents, comme je l’ai déjà signalé à lord Beckett -- il en à déduit que réparer le navire prendrait au minimum une semaine -– Mais nous comptons faire de notre mieux pour terminer cela le plus tôt possible.
- Je vois…

Elle sembla songeuse durant une brève seconde, avant d’hocher la tête pour faire partir le lieutenant, ne désirant pas parler plus que nécessaire. Elvira prétexta avoir quelque chose d’important à faire plus loin, seule, et demanda au lieutenant de lui rapporter en même temps un uniforme simple. Elvira n’en pouvait tout simplement plus de marcher avec ces chaussures, et puis, cette robe l’encombrait bien trop. En particulier pour la longue durée de ce naufrage. Elle prit la pile de vêtements, remercia l’homme du regard puis disparût près de l’immense jungle qui bordait l’île. S’engouffrant à l’intérieur, la belle blonde s’arrêta à côté des ruines d’un vieux moulin en pierre, puis posa les vêtements contre l’herbe fraîche avant de sortir son précieux miroir et de retourner à sa contemplation un bon moment. Distraite, la jeune femme n’entendit pas des bruits de pas dans son dos, se rapprochant peu à peu d’elle.




‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”

Spoiler:
 


Dernière édition par Lady Elvira I Leonor Grey le Dim 24 Avr - 22:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Lun 7 Fév - 6:23



« Ah miss Grey, me laisserez-vous à nouveau vous parler ? »

Voila qu’il était en train de parler tout seul, dans sa cabine silencieuse. Il fallait vraiment qu’il pense à autre chose qu’à cette femme, sinon il allait finir fou et bon à enfermer. Depuis une semaine, il se répétait sans cesse les même paroles et « Pourquoi ai-je fais ça ? » était rentré au fil des jours parmi les questions les plus courantes qu’il se posait, avec le fameux « Où est-elle ? » et pour finir le « Que fait-elle ? ». Ces questions étaient devenues son quotidien et il n’arrivait même plus à se concentrer sur son travail.
Heureusement qu’il y avait cette expédition, sinon il serait encore dans son bureau en train de se morfondre. Bon, certes, c’est-ce qu’il faisait à cet instant même mais au moins, Elvira était tout près de sa cabine, à quelques mètres et il pouvait sans peine, la surveiller. Enfin, veiller sur elle.

Soupirant, il reposa le dossier du lieutenant Groves qu’il avait relu plusieurs fois, bien trop distrait par un joli visage qui revenait à chaque fois le hanter et sortit de sa cabine en se posant plusieurs questions, certaines d’ordre professionnel, les autres étaient toutes dirigées vers la lady.
Bloquant celles qui ne fallait pas, il arriva finalement à se concentrer sur le cas du lieutenant et se demanda comment un homme aussi travailleur n’en était qu’à ce grade. Groves était pourtant quelqu’un de courageux, qui se battait avec force pour défendre son pays.
Tout en réfléchissant aux choix qu’il allait prendre concernant le lieutenant, Cutler remarqua celle qui hantait ses jours comme ses nuits devant lui. Il accéléra le pas jusqu’à ce qu’il puisse la toucher et lui empoigner le bras pour la plaquer violemment contre le mur du couloir.

« Lâchez-moi »

« Je sais que vous en brûlez d’envie, mylady, tout comme l’autre soir… »

Il ne pouvait s’empêcher de s’en convaincre, de penser que ces paroles n’étaient pas formulé dans le vent, un espoir comme un autre et qu’elle le considérait avec sérieux. Seulement voila, Elvira était une femme rancunière et têtue, ferme dans ses principes, jamais elle ne lui avouerait qu’elle avait besoin de lui, jamais elle ne lui confirmerait ses dires, pour son plus grand malheur.
Alors, excédé par son comportement borné, il tenta de l’en convaincre de n’importe quelle manière, de lui faire prendre conscience que c’était lui l’homme de sa vie et personne d’autre. De toute manière, le lord n’aurait jamais cédé sa place à qui ce soit et si un quelconque prétendant osait pointer le bout de son nez, Cutler n’hésiterait pas à l’abattre. Il était sans scrupule et aurait tout fait pour obtenir ce qu’il désirait le plus et ce qu’il voulait maintenant, c’était elle et personne d’autre. Car depuis qu’il savait que Lady Grey n’était autre que la petite fille de la boite, il n’avait plus aucune barrière pour franchir un autre cap avec elle.
Alors qu’il la fixait avec force et désir, ses mains s’étaient faites plus entreprenantes et vinrent doucement se loger sur sa cuisse gauche.

« Je ne vous appartiens pas »

« C’est là que vous faites erreur. Vous m’appartenez, tout comme vous m’avez toujours appartenu »

Bien sur que oui elle lui appartenait ! Et ce depuis qu’ils étaient enfants et s’étaient promis l’un à l’autre avec cette innocence qu’était propre à leur jeune âge. Seulement la lady semblait ne pas s’en rappeler, elle ne le reconnaissait tout simplement pas, tout comme lui il y avait de cela une semaine. Mais maintenant qu’il savait la vérité, il ne la lâcherait plus, elle était à lui et à lui seul.
Et pour le lui confirmer, il plaqua ses lèvres contre les siennes et se resserra douloureusement contre elle tout en bougeant légèrement son bassin contre le sien. A peine avait-il eut le temps de profiter de ses lèvres au gout de citron et d’insérer sa langue dans sa bouche, qu'elle la lui mordit et le repoussa brutalement.

« Revenez miss ! »

Rageant contre elle, il ne se laissa pas abattre par ce refus et la poursuivit jusqu’au pont. Alors qu’il sortait à peine dehors, se mordant la langue pour contenir sa fureur, il balaya des yeux ce qui se trouvait autour de lui et la trouva enfin, accoudée contre la rambarde près du lieutenant Groves. Il allait s’approcher d’elle quand son regard fut saisit d’une vision d’horreur. Des pirates droit devant. Heureusement, le capitaine le vit elle aussi et l’homme hurla à plein poumons, les mettant en garde contre cette pestilentielle invasion de forbans sans foi ni loi. Et le pire dans tout ça, c’était qu’Elvira près du bord, inconsciente du danger qu’elle encourait de rester à porté de vue de ces rats, il courut jusqu’à elle au moment ou elle semblait réagir, trop tard néanmoins et au dernier moment, Cutler l’attira contre son torse et plongea à terre, prenant soin de mettre sa main sous sa tête pour ne pas la blesser.


«  Miss… »


Le cœur battant la chamade, il avait eut si peur. Peur de la perdre, peur qu’il lui arrive quelque chose de regrettable et pire que tout, qu’elle ne meurt alors qu’elle était si jeune, si belle…
Une nouvelle fois repoussé, il resta de longues secondes à genoux en fixant l’endroit où elle s’était retrouvée, logée contre son corps. Mais si tôt vue, si tôt disparue. Relevant les yeux, perturbé par toute cette haine qu’elle lui portait, il ne fit même pas attention au regard vert qui le cherchait. Il se contenta simplement de se relever et de se diriger vers Groves, soupirant d’un air fatigué.


«  Je peux vous poser une question lieutenant ? Est-ce si difficile pour vous de plaire aux femmes ? »


Fixant l’horizon, pour la première fois, le noble n’osait pas regarder quelqu’un dans les yeux. A vrai dire, il avait honte, honte de se confier à quelqu‘un qu'il ne connaissait pas personnellement. Sa sœur n’étant pas présente, elle ne pouvait pas prêter une oreille attentive à ses problèmes.
Il sortit un petit écrin noir de sa poche et le montra au lieutenant.


« Je comptais demander Miss Grey en mariage, mais elle refuse de m’adresser la parole. Je tenterai, on verra bien ce que me réserve l’avenir, il est tellement incertain…»


Au moment même où il prononça ses dernières paroles, il y eut une secousse et malencontreusement, la boite s’échappa de ses mains et le lord cru que l’objet coula au fond de l’eau. Complètement abattu par ces évènement qui s’acharnait contre lui, il donna l’ordre d’accoster sur l’île avant de s’enfermer dans sa cabine pour récupérer des affaires. Il passa également dans celle de la lady pour voir ce qu’elle faisait mais elle était inexistante.
Démoralisé, il essayait d’oublier toutes ces choses pour éviter de se frapper la tête contre un mur en se traitant d’idiot et vit la fameuse boite à musique posée sur le lit de la jeune femme. Entrant dans la pièce, il récupéra l’objet et sortit pour descendre sur la plage. Alors qu’il posait le pied au sol, une main se posa sur son bras et se retournant, avec étonnement, Cutler vit le lieutenant complètement trempé. Mais l’homme semblait fier de lui et quand le noble baissa les yeux, surprit, il vit le petit écrin.


« Lieutenant, merci…merci à vous ! »


Il attrapa son précieux bien pour le ranger dans sa poche et serra avec force la main du lieutenant, reconnaissant qu’il ait sauvé cette bague. Alors que l’homme tournait les talons pour aider les autres hommes à réparer la coque du navire, Beckett le retint.



« Ah oui Groves, je voulais vous faire part de quelque chose. Pendant le voyage, j’ai relu un dossier vous concernant. Après avoir bien réfléchit, je ne comprends pas qu’un homme tel que vous, à trente huit ans, n'avez la charge que de lieutenant. Même si je ne le dit pas assez, je suis fier des hommes qui me rendent honneur. Vous vous investissez énormément pour la Compagnie et pour moi-même, alors, une fois de plus merci. Ah et j'allais oublié, ne me décevez pas Commodore… »

Une fois encore, le lord lui serra la main, mais cette fois ci, plus pour le protocole que pour le remercier de quoique ce soit. Puis il s’éloigna et, il attrapa la bague dans sa poche pour la mettre dans la boite à musique. Ensuite, il la cacha derrière un rocher, pour que personne ne la voit. Se rapprochant de la forêt, il vit au loin une silhouette familière. Celle d’Elvira. Décidant de s’en rapprocher, il la fixa sans faire aucun bruit, le regard chargé par le désir, le corps brûlant en la voyant lentement se dévêtir. Il aurait donné n’importe quoi pour pouvoir la toucher, la caresser, sans qu’elle ne le repousse encore et encore.


« Monstre ! »

* Courage !…fuyons »


Avant de recevoir sa gifle quotidienne, il recula et, fuyant pendant qu’il le pouvait encore, il mit le plus de distance entre eux et reviendrait quand elle serait calmé.



QUELQUES HEURES PLUS TARD / DANS LA SOIRÉE



Discutant longuement avec le nouveau Commodore, il jeta de temps à autres de discret coup d’œil en direction de la jeune femme, qui mangeait avec distinction, le visage semblant refléter un sentiment qu’il n’avait jamais encore vu chez elle et continua, vaguement absent, de parler avec Theodore. De la tristesse ? Pendant que Groves enchainait ses phrases, Cutler semblait réfléchir. Alors quand il la vit se lever pour s’éloigner, emmenée par un soldat, il sentit son cœur se retourner et n’écouta plus un seul mot, son attention dirigée vers une seule et même personne.

« Pardonnez moi… »

Se levant, le regard rivé vers l’endroit ou ils s’en étaient allés, Beckett les suivit et prit au passage la boite à musique sous son bras. La lune, à moitié remplie et les étoiles éclairant le ciel de mille feux aida le lord à ne pas tomber durant ce court chemin. Il croisa l’homme qui était partit avec la lady et le dévisagea avec colère, n’aimant pas qu’un homme aille quelque part avec elle. Mais visiblement, il se faisait simplement des idées puisqu’au loin, il aperçut une lueur qui lui rappelait celle d’un feu de camp. Pas de doute, s’en était bien un.
Et maintenant qu’il était rassuré, il aurait pu la laisser seule mais quelque chose le poussa à continuer d’avancer, lui dictant d’aller la voir, de ne pas la laisser seule. Le spectacle qu’elle lui renvoya quand il fut assez près pour distinguer les traits de son merveilleux visage, lui fit comme un choc. Elle pleurait et ce, surement par sa faute. Respirant avec courage, il se lança :

« Quand j’étais encore jeune et insouciant, je pensais que la vie serait merveilleuse et parfaite, sans aucune encombre. Et puis j’ai rencontré une petite fille. Elle était magnifique, je n’aurais pu le nier, c’est certain, mais elle pleurait. Je ne compris pas pourquoi une si jeune enfant versait ses larmes alors qu’elle aurait dû sourire à la vie. Puis elle me raconta que des garçons avaient cassés sa poupée et s‘étaient moqués d‘elle. Ne pouvant supporter ces larmes dans ses grands yeux verts, je lui offris la boite à musique que je comptais offrir à ma mère…Et maintenant vous voila, des années ont passées et pourtant, ce soir encore vous pleurez. Vous, si belle, et pourtant si triste. Moi, je ne vous ai pas cassé votre poupée, miss, mais j’ai brisé votre cœur. Je sais que vous ne souhaitez pas que je vous parle Elvira, que le simple fait que je sois près de vous ce soir vous dégoute. Mais je vous jure miss qu’il n’y a pas un seul jour, une seule nuit où je ne pense pas à revenir en arrière et effacer le mal que je vous ai fait. »


Posant un de ses genoux sur le sable froid et humide, il posa la boite à musique devant la belle déesse et rajouta :

« Vous souvenez vous de la promesse que vous m’avez juré de vous faire miss ? Si j’ai refusé votre demande Elvira, c’est que je ne pouvais pas m’engager auprès de vous parce que j’étais lié à cette enfant. Bien sur cette petite fille c’était vous mylady, mais entre temps, vous avez bien changé. »

Il lui sourit et inspira longuement :

« Maintenant que vous êtes assez grande pour comprendre cet engagement qui est sérieux, je m’en remets à vous Elvira et je vous demande en toute honnêteté ; voulez vous m‘épouser ? »  


Dernière édition par Lord Cutler M. Beckett le Dim 20 Fév - 1:23, édité 1 fois
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« SECOND DE L'ENDEAVOUR »
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Lun 7 Fév - 13:29


Le vent frais berça lentement l’imposant galion, et Theodore Groves émit un faible soupir en observant la puissance de ces vagues blanchâtre rebondir sur la coque en bois, l’éclaboussant d’eau salée. Il appréciait ce spectacle, symbole même d’un calme olympien. Theodore se sentait en paix, ici, logé contre la rambarde de l’Endeavour, à méditer sur de nombreuses choses. Tout comme sur cette jeune femme qu’il avait fait emprisonner la veille de son départ en mer. Fermant les yeux brusquement, Theodore essaya d’imaginer à nouveau les traits élégants de son visage angélique, souriant d’une gaieté époustouflante. Il aurait souhaité la voir rire, et sourire à nouveau, il ne l’avait jamais entendue rire, pourtant, mais Theodore restait persuadé qu’elle devait être sublime, le rire aux lèvres, les coins de sa bouche se courbant en un élégant sourire sincère. Ce qu’il aurait donné rien que pour assister à ce spectacle…

Theodore se crispa et parvint enfin à chasser cette jeune femme de ses pensées, pour se concentrer sur son travail. Accourant sur le pont de l’Endeavour, les pans de sa longue redingote bleue foncée virevoltant contre ses jambes, Theodore leva la tête vers le mât endommagé du navire. Il se mordilla la lèvre inférieure, et agita son bras gauche en direction des dégâts dus à la féroce bataille, s’attendant à ce que les soldats ne s’activent à prendre en main les désagréments de l’Endeavour, alors qu’il balayait le pont de son habituel regard inquisiteur. Soudain, il aperçut Beckett tout près de Lady Grey, et s’apprêta mentalement à leur porter secours, les aider à se relever – notamment aider le Lord – mais ce fut inutile. Visiblement déçu de sa vaine tentative, Groves reporta sa colère sur un sergent, incapable d’exécuter de simples ordres.

« - Nous ferions mieux d’accoster sur cette île, là-bas en attendant… » Décidant de s’exprimer en prenant la parole le premier, il désigna l’île la plus proche du bras, puis hocha la tête et s’affaira à s’occuper du débarquement en dictant quelques consignes aux subalternes.

Il donnait des ordres à tue-tête, et conseillait certains soldats qui avaient l’air étonnamment perdus sans lui. L’un d’eux l’aborda en l’avertissant que Lord Beckett approchait à grands pas de l’endroit où ils se trouvaient. Fébrile, mais néanmoins assuré, il remercia le messager d’un vague petit sourire courtois et crispé. S’arrangeant pour que tout soit parfait lorsque le dirigeant s’approcherait, Theodore soupira doucement et s’assura en personne que les soldats exécutaient à la perfection ses ordres. Paraître pour un incapable aux yeux de Beckett lui serait impardonnable. Jamais il ne daignerait se le pardonner. Le Lord était – son unique raison de travailler avec autant d’ardeur. Et lorsque ce dernier l’aborda avec cet air, un air qu’il ne connaissait pas de lui, Theodore sentit son sang se glacer de peur. « Je peux vous poser une question lieutenant ? Est-ce si difficile pour vous de plaire aux femmes ? » Groves écarquilla progressivement les yeux, surprit de sa question. Il ne s’était absolument pas préparé à ce genre de discussion, et à vrai dire, il ignorait quoi lui répondre. Quelle réponse le satisferait ? Préférerait-il un oui, ou bien un non ? Il n’aurait jamais envisagé avoir cette conversation avec lord Beckett. Ils n’étaient pas si proches, après tout. Ils ne se parlaient jamais, en-dehors du travail. Ainsi, le lieutenant trouva sa question fort déplacée, mais il s’épargna bien le fait de lui témoigner le fond de ses pensées. Il s’agissait du Lord. Et le Lord avait toujours raison. Enfin… Groves n’avait jamais eut de réel problème pour séduire une jolie femme. Le plus compliqué, restait de la garder à ses côtés sans qu’elle ne décède égorgée par un forban sans foi ni loi, ou encore ne soit elle-même une pirate. Dilemme.

« Mylord, je ne sais tout simplement pas quoi vous répondre, mais non, je ne pense pas, ce n’est pas le plus difficile de leur plaire, vous savez. De belles paroles, un agréable parfum et un sourire parfait leur suffit, généralement. » répondit Theodore, d’un ton neutre, mais néanmoins songeur.

A la suite de la discussion, Groves manqua de faire une syncope. Il s’attendait à tout, mais pas à cela. Ainsi, l’homme souhaitait s’engager ? Theodore plissa les yeux, étonné, ne pensant pas que cet homme si fort, si cruel pouvait éprouver ce genre de pulsion. Theodore le croyait tout bonnement eunuque, asexué, ou encore attiré par la gent masculine. A son âge, toujours non marié – Apprendre cela le réjouissait, et il se fit la promesse d’en faire autant. De trouver chaussure à son pied, tout comme son vénéré patron. « Je comptais demander Miss Grey en mariage, mais elle refuse de m’adresser la parole. Je tenterai, on verra bien ce que me réserve l’avenir, il est tellement incertain…» Groves soupira et croisa les bras sur son torse, ses poignets frôlèrent le tissu rugueux de sa veste, et c’est là qu’il scruta durant une brève seconde Lady Grey, au loin. Centrant son attention vers la seule femme du vaisseau pendant quelques secondes, il se pencha peu après vers son employeur, qui observait d’ailleurs la même chose que lui. Intrigué, le déclic fut violent. Cette fameuse bague, contenue dans ce petit écrin de velours noirs lui était sûrement destinée. A cette femme. Theodore était bien le dernier au courant, le seul à ne jamais avoir deviné les désirs cachés de son employeur, l’unique. A croire qu’il était tout bonnement aveugle. « Je suis persuadé que cela se passera bien, mylord. Qui oserait vous refuser ? »

Theodore observa l’objet, contenu dans cet écrin, ébahit. La bague était somptueuse, très bien recherchée, et le lieutenant restait persuadé que la Lady l’aurait appréciée, si elle daignait accorder le droit de parole à Beckett, bien évidemment. Groves se retint de sortir son calepin, et de dessiner cette sublime bague, dans l’espoir de commander la même au bijoutier à sa future épouse qu’il comptait fièrement trouver à Port Royal. Mais alors que le lieutenant commençait à s’égarer dans ses pensées, une secousse fit trembler le navire, et le Lord lâcha malencontreusement l’écrin à la mer. Theodore s’agrippa à la rambarde de bois et observa en silence le petit « plouf » qui venait de retentir suite à la chute de l’objet.

En voyant Beckett se retirer, le soldat parût intéressé par la situation. S’il rapportait l’objet au Lord, ce dernier le récompenserait très certainement. Cela avait l’air de lui tenir à cœur – Theodore soupira, ôta sa redingote, et grimpa par-dessus la balustrade en bois pour plonger dans l’eau azurée, et divinement tiède. Il nagea et récupéra la bague avec facilité, contenue dans son écrin en velours, avant de s’accrocher à l’échelle qui pendait le long de la coque de l’Endeavour pour remonter. Le poids de ses vêtements humides ralentissait ses moindres mouvements, mais Groves n’abandonna pas la lutte, et retourna à bord du galion. Il enfila sa redingote, puis accouru jusqu’aux cabines, à la recherche de Cutler Beckett. Dés que sa silhouette lui apparut non loin de là, le lieutenant empoigna son bras et lui tendit l’objet.

« Lieutenant, merci…merci à vous ! »

Une lueur satisfaisante scintilla dans le fond de ses prunelles. Il était fier d’être parvenu à faire plaisir au Lord, et si ce geste était à refaire, il comptait recommencer inlassablement, rien que pour profiter de cette agréable sensation d’avoir rendu un précieux service à Lord Beckett. Lorsque ce dernier lui serra la main, Theodore se pétrifia, considérant cela comme un si grand honneur. Un trop grand honneur. Frôlant ainsi les doigts de l’homme, il s’efforça de retenir sa respiration le temps de ce cours échange corporel, qui lui sembla durer une éternité. Une agréable éternité. Theodore se promit intérieurement de ne plus hésiter à se salir les mains pour le bon plaisir de Beckett, cela lui serait forcément utile.

« Ah oui Groves, je voulais vous faire part de quelque chose. Pendant le voyage, j’ai relu un dossier vous concernant. Après avoir bien réfléchit, je ne comprends pas qu’un homme tel que vous, à trente huit ans, n'avez la charge que de lieutenant. Même si je ne le dit pas assez, je suis fier des hommes qui me rendent honneur. Vous vous investissez énormément pour la Compagnie et pour moi-même, alors, une fois de plus merci. Ah et j'allais oublié, ne me décevez pas Commodore… »

Pâle comme la mort, il crut tout bonnement défaillir. Si un jour on lui avait dit qu’il serrerait la main de Cutler Beckett, le lieutenant se serait jeté du haut de la rambarde de l’Endeavour tous les jours. En particulier si on le nommait à un grade supérieur à chaque plongeon gracieux. « My Lord, c’est bien trop –- allons, mon acte était purement naturel, j’aurais plongé dans les eaux troubles des Caraïbes plus d’une fois pour assurer votre bien-être. » siffla Groves, mielleusement, avant de sentir à nouveau la main du Lord contre la sienne, chaude, et humide. Il était aux anges. Et ce moment comptait figurer dans son précieux calepin, se promit-il, le sourire aux lèvres. « Rien ne me ferait plus plaisir que de vous satisfaire, Lord Beckett. »

***

Les évènements de l’après-midi ne cessaient de traverser son esprit, tandis qu’il s’adressait au Lord avec vivacité et enthousiasme. Il avait l’impression qu’un lien inexplicable s’était peu à peu créé entre eux, depuis leur petite discussion à propos de la charmante gent féminine de tout à l’heure. Comme si Beckett allait se confier à lui à nouveau. Theodore s’exprimait d’une voix claire, limpide, et forte, encore sous le choc de sa promotion. Il n’en croyait pas ses yeux, et s’était pincé le bras une bonne dizaine de fois, dans sa cabine, avant de réaliser que tout cela n’était pas un rêve, mais une réalité. La récompense qu’il attendait tant depuis de longues années… Theodore Groves était si heureux, qu’il acquiesça d’un bref signe de tête en voyant Beckett se lever pour disparaître au loin. Cela ne le dérangeait pas de le voir partir. Il était Commodore, à présent…




~ In the midnight hour I can feel your power ~

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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Lun 7 Fév - 14:52

Elle n’avait jamais été désignée comme une personne fiable, et de bonne fréquentation. Que ce soit dans sa vie d’adulte, ou dans sa jeunesse, la jeune femme n’avait jamais été entourée comme un enfant se doit de l’être pour se sentir épanouit, et heureux. Son père n’avait fait que cultiver cette froideur sentimentale, instaurant des barrières entre eux, et l’éduquant d’une manière dure, et intransigeante. Il n’y avait pas de place pour les sentiments. Et encore moins pour les amis. Il ne cessait de lui répéter en longueur de journée, de ne pas agir ainsi, de ne pas se comporter de cette manière, et de toujours paraître respectable en toutes circonstances, tout en se gardant d’exposer ses plans à la vue de tous. Elvira devint alors une femme extrêmement secrète, et fourbe. Une traîtresse. Qui s’emparait du pouvoir par la force, qui utilisait les autres pour servir ses propres intérêts, et collaborait avec quiconque lui apporterait un peu plus d’influence. Elle ne se rangeait jamais du côté des faibles. Hors de question. Elle était une gagnante. Les ennemis de ses amis devenaient ses amis, et les personnes de confiance, des comploteurs, et alliés. Toute sa vie, on lui avait apprit à se comporter ainsi, et à ne jamais regretter ses actes. Que la vie était éphémère, et que l’influence l’était bien plus. Que si elle ne se battait pas, on lui prendrait sa précieuse place. Que tout, n’était qu’un immense échiquier géant, une jungle impitoyable, dominée par des hommes complexés. ( NDA : Non, je ne pense pas à toi, Cutler… *siffle* ) Lady Grey avait cependant des attaches auprès de certaines personnes, des attaches qu’elle ne s’était résolut à dissoudre. Son frère, Grace, ou encore Aloha. Si son père l’apprenait, il se sentirait trahit par sa propre enfant. Il lui avait donné toutes ses connaissances, lui avait apprit tout ce qu’il savait, et elle se devait de le rendre fier. Et sa plus grande fierté, serait de voir sa fille devenir l’instrument de sa vengeance.

Il n’y avait pas de place pour l’amitié, ou encore l’amour. Les sentiments humains n’étaient que des obstacles à l’accomplissement de ses plus secrètes ambitions ; Elvira en avait conscience. Et au moment où Cutler Beckett eut commit l’irréparable, elle ne put que malgré tout, s’en réjouir. Car enfin, elle avait une raison de lui en vouloir. Enfin, elle savait quoi lui reprocher, pour se détacher de son souffle.

Elvira baissa longuement la tête vers le feu orangé qui se trouvait à quelques mètres, juste devant eux. Un soldat, Ryan, lui parlait. ( NDA : Sauvez le soldat Ryan…Je ne l’ai pas fait exprès en plus, XD ) La blonde l’écoutait distraitement, tout en admirant la puissance de ce feu, le danger qu’il dégageait, et finalement, l’attirait, tel un aimant. Elvira remonta sa tête et croisa le regard azuré de lord Beckett. Son souffle se coupa brutalement, et une sensation de moiteur naquit sur ses mains. Elle n’en pouvait plus de le voir ainsi la scruter, constamment. Cela devenait plus qu’oppressant. Elvira essaya de détourner le regard, mais quelque chose l’en empêchait. Cet homme était semblable à ce feu ardent. Il était captivant. Ses pupilles verdâtres flirtèrent un long moment avec les siennes, tandis que son interlocuteur ne cessait de lui parler, inlassablement, conscient de son malaise. Finalement, lady Grey se leva, sans un regard supplémentaire pour le dirigeant de la Compagnie des Indes, et fit signe à son compagnon de la suivre un peu plus loin.

- Elvira…
- Ne dites rien, l’interrompit-elle, les bras croisés contre le fin tissu de sa chemise d’un blanc immaculé, aux manches bouffantes. La Lady avait finalement enfilé l’uniforme que lui avait tendu le lieutenant Groves, il y a déjà plusieurs heures. Elvira était vêtue d’une paire de bottes noires, d’un fin pantalon sombre plutôt moulant, et d’une simple chemise d’homme. Sa chevelure blonde relâchée, flottant dans son dos, à l’air libre, lui donnait la sensation d’être enfin en paix avec elle-même. D’être libre, et débarrassée de rubans encombrants, de pinces aux coiffures compliquées. Cessez juste de me parler en public. Je n’aimerais pas que l’on nous prête une quelconque liaison.
- Je…

Elle l’interrompit en levant sa main, lui faisant simplement signe de ne pas insister, alors qu’elle était soudainement prise d’un horrible vertige. Elvira plaça sa main contre l’arbre le plus proche, et ferma les yeux dans l’espoir de retrouver ses capacités.

- Elvira, tout va bien ?’ s’inquiéta-t-il, en s’approchant tout doucement.

La Gouverneure hocha faiblement la tête, et lui murmura peu après qu’elle souhaitait se retrouver seule. Il préféra ne pas insister, et rebroussa chemin, les mains dans les poches. Elvira attendit calmement que ces sensations disparaissent d’elles-mêmes avant d’aller s’installer sur la plage, les jambes repliées contre son ventre, en tailleur. Un haut-le-cœur l’assaillit aussitôt, et poussée à bout, elle éprouva l’irrésistible envie de pleurer. Cela faisait un long moment qu’elle ne l’avait pas fait, et bien qu’elle ne cessait de refouler cette douleur, cela ne servit à rien. Des larmes roulèrent le long de ses joues pâles, éparpillant légèrement son maquillage noir au coin de ses yeux. Perdue dans ses songes, Elvira ne se rendit pas compte qu’une ombre l’observait, et un frisson lui parcouru rapidement l’échine alors qu’elle cachait son visage à l’aide de sa main, et s’obstinait à ne pas regarder cette personne en face, l’ignorant en beauté.

Quand j’étais encore jeune et insouciant, je pensais que la vie serait merveilleuse et parfaite, sans aucune encombre. Et puis j’ai rencontré une petite fille. Elle était magnifique, je n’aurais pu le nier, c’est certain, mais elle pleurait. Je ne compris pas pourquoi une si jeune enfant versait ses larmes alors qu’elle aurait dû sourire à la vie. Puis elle me raconta que des garçons avaient cassés sa poupée et s‘étaient moqués d‘elle. Ne pouvant supporter ces larmes dans ses grands yeux verts, je lui offris la boite à musique que je comptais offrir à ma mère…Et maintenant vous voila, des années ont passées et pourtant, ce soir encore vous pleurez. Vous, si belle, et pourtant si triste. Moi, je ne vous ai pas cassé votre poupée, miss, mais j’ai brisé votre cœur. Je sais que vous ne souhaitez pas que je vous parle Elvira, que le simple fait que je sois près de vous ce soir vous dégoute. Mais je vous jure miss qu’il n’y a pas un seul jour, une seule nuit où je ne pense pas à revenir en arrière et effacer le mal que je vous ai fait.

Clignant un nombre incalculable de fois les yeux, Elvira se décida enfin à le regarder du coin de l’œil, surprise de son discours des plus touchants. Elle crut rêver. Tout en se passant cette courte scène en boucle, Elvira fut forcée de comprendre la vérité. Il était le garçon de ses souvenirs, et cette boîte à musique, si somptueuse, venait de lui. Lady Grey se mordilla la lèvre inférieure, en se remémorant les soirs où elle s’était endormit avec elle. Une pensée lui vint à l’esprit, Elvira aurait dut s’en débarrasser, la jeter. Elle y avait souvent pensé, mais cette boîte était magnifique. Et ce serait un pur gâchis économique de la balancer par la fenêtre. Quoi qu'elle prétextait, elle se sentait liée à cet objet, à cette petite boite. Il s’agissait d’un souvenir, qu’elle se refusait d’oublier.

Vous souvenez vous de la promesse que vous m’avez juré de vous faire miss ? Si j’ai refusé votre demande Elvira, c’est que je ne pouvais pas m’engager auprès de vous parce que j’étais lié à cette enfant. Bien sur cette petite fille c’était vous mylady, mais entre temps, vous avez bien changé.

La blonde hocha la tête brièvement, et continua de l’écouter, sans un mot, jouant avec les grains de sable à ses pieds. Se pétrifiant sur le coup, elle ne s’attendait pas à une telle déclaration, et ignorait tout bonnement comment réagir. Elle se savait forcément enceinte, de lui, sûrement – ce n’était pas comme si trente-six mille solutions se présentaient à elle. Elvira n’en voyait qu’une seule, pour éviter que quiconque apprenne pour ce « bâtard ». Mais étais-ce seulement pour cette raison ? S’il le lui avait demandé, bien avant, elle lui aurait dit oui. Mais la jeune femme ignorait pourquoi. Peut-être parce qu’elle avait apprécié sa compagnie, et que sa présence lui devenait indispensable. Elle ressentit ce manque, en son absence. Elle ne pouvait avouer avoir besoin de lui, pas à voix haute, en tout cas. Elle ne pouvait partager ses sentiments aussi facilement, bien qu'une lueur attristée de cela scintillait dans ses yeux.

Maintenant que vous êtes assez grande pour comprendre cet engagement qui est sérieux, je m’en remets à vous Elvira et je vous demande en toute honnêteté ; voulez vous m‘épouser ?

Lady Grey ne le regarda pas. Elle continua de scruter l’horizon, cet océan si pur, si beau à la faible lueur de la lune. Son cœur battait la chamade, et Elvira finit par plisser ses yeux, affichant un rictus peiné, douloureux. Elle baissa la tête vers la boîte, et vint approcher ses doigts de cette dernière, effleurant les bordures vernies de l’objet.

Vous devez réellement posséder des penchants masochistes pour revenir encore après tout ce qu’il s’est passé.’ Souffla-t-elle enfin, après un long silence pesant, de sa voix froide, Elvira prit la peine de détacher chaque syllabe. ‘Qui vous dit que ce ne sera pas une seconde fois non ?

La jeune femme se leva d’un bond, et darda sur lui un regard assombrit par la colère, la frustration, et l’incompréhension. Elle ne comprenait pas. ‘Qui vous dit que je désire vous voir m’accompagner jusqu’à l’autel ?’ renchérit Elvira, la mâchoire tremblante. Elle serra ses dents fermement, et s’empara de cette bague, qui trônait à l’intérieur de la boîte à musique, pour la ranger dans la paume de la main de Beckett, toujours à genoux. ‘Qui vous dit – que je souhaite devenir votre femme ?

Elle baissa la tête, et s’efforça de refermer son poing, contre celui du noble, pliant ses doigts tout doucement contre les siens, afin de le forcer à garder cet anneau dans sa main. Lady Grey ferma les paupières, et essaya de reprendre possession de ses émotions, de ne pas se laisser atteindre par ses douces paroles. Elle craint durant une brève seconde, que tout ceci ne soit qu’un piège, une nouvelle tentative de l’atteindre, alors qu’il semblait connaître à la perfection le moindre de ses points faibles. Mais Elvira préférait le garder comme allié. Il n’était pas prédestiné à être son adversaire, même après tout ce qu’elle osa penser à son sujet durant ces derniers jours. Ce n’était pas Cutler, l’ennemi. Mais elle-même. Ce cœur refroidit par l’âge qui sommeillait dans sa poitrine. Le véritable ennemi se trouvait juste sous ses yeux depuis tant d’années, face à son miroir : son propre reflet. Elvira avait si peur de l’engagement, de ce flot de sentiments qui pourrait un jour l’atteindre, qu’elle préférait détourner le regard, et fermer ses portes à toute personne daignant vouloir la faire sienne.

Il y a une chose que je regrette,’ susurra l’aristocrate, haletante. Une brise d’air frais fit virevolter sa chevelure blonde, alors qu’elle ne quittait pas la main du Lord de la sienne. ‘C’est de vous avoir refusé il y a trois ans de cela.’ Elle lâcha sa main, puis tendit peu après la sienne, mettant bien en évidence son annulaire droit. ‘Oui.

La belle blonde ferma les yeux et attendit patiemment qu’il eut déposé l’anneau à son doigt. ‘Oui, je veux vous épouser.

La jeune femme rouvrit les yeux et posa avec lenteur sa main sur sa joue, tout en actionnant le mécanisme de la boîte à musique. Un doux son s’éleva peu à peu dans les airs, si familier, qu’elle ne se lassait jamais d’écouter. ‘J’apprendrais à vous pardonner, si vous acceptez de ne plus jamais mentionner ce qu’il s’est passé il y a trois ans. Promettez-le moi -- et je me rendrais à vous. Soyez digne de moi -- et je vous honorerais. (...) J'étais de mauvaise foi, Cutler. J'ai méprisé votre acte, votre tromperie, je vous ai tant haïs pour cela, mais la seule personne que je détestais vraiment, ce n'était que moi. Tout simplement parce que j'ai aimé chacune de vos caresses, chaque baiser que vous m'ayez offert cette nuit-là -- et que si vous n'aviez pas enlevé votre masque -- tout aurait été tellement plus aisé. Je vous aurais embrasser, je vous aurais apprécié -- vous me sembliez si charmant, si parfait, et je me suis sentis dupée. M'aviez-vous mentit, lorsque vous me complimentiez ? Lorsque je vous touchais, aviez-vous aimé ? Est-ce-que -- cette nuit comptait à vos yeux ?’ Ses lèvres se plissèrent en un faible sourire, alors qu’elle rejoignait celles du Lord en un chaste baiser, ne pouvant se retenir d’effleurer son visage du bout des doigts, redessinant les contours de sa figure avec grâce. Ses lèvres se pressèrent de plus en plus fort sur celles de l’aristocrate, désespérément, et elle s’offrit enfin le plaisir de glisser sa langue à l’intérieur de sa bouche pour étreindre violemment sa semblable masculine. Son souffle devint peu à peu irrégulier à mesure que le baiser prenait de l’ampleur, et Elvira attrapa fermement sa nuque pour maintenant cet agréable visage tout près du sien. ‘J’ai – quelque chose à vous dire.’ chuchota-t-elle au bord de ses lèvres, ‘Je porte votre enfant.




‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”

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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Mar 8 Fév - 22:38

Fixant son attention sur la jeune femme, redoutant sa réaction, ce qui pourrait être un vrai désastre, il se demanda si un jour elle finirait par lui pardonner, et si elle allait enfin le regarder à nouveau, de ses beaux yeux verts. A peine s’était-il fait cette remarque que la jeune femme planta son regard envoûtant dans le sien, faisant ratrt un battement de cœur au lord qui ne savait pas quoi penser.
Allait-elle dire oui, allait-elle dire non, telle était la question. Cutler lui, croisait les doigts pour que sa réponse soit positive, ne voulant pas se retrouver comme un imbécile si jamais elle lui disait non.

Et à nouveau, il perdu ce regard émeraude. N’en pouvant plus de ce suspense qui commençait à l’angoisser, il allait dire quelque chose quand la belle lady ouvrit finalement la bouche pour lui faire part de son avis.


« Vous devez réellement posséder des penchants masochistes pour revenir encore après tout ce qu’il s’est passé »


« Je vous aime Elvira, sincèrement. Si ce n’était pas le cas, jamais je n’aurais fait l’effort de revenir Darling »


Avouant ses secrets sans éprouver aucun gène, il préférait être direct et franc avec la femme qui savait être celle de sa vie. Et alors qu’il aurait dû prendre ombrage de sa remarque, il en souriait même car elle n’avait pas tout à tort en lui disant qu’il fallait vraiment aimer souffrir pour revenir sans cesse vers son bourreau. Mais comme il lui avait dit avait dit plus tôt, que simplement, il l’aimait et jamais Cutler n’aurait pu s’imaginer finir sa vie sans cette petite fille du parc.


« Qui vous dit que ce ne sera pas une seconde fois non ? »


Très bonne question. Que répondre à ce genre de remarque, alors qu’il ne savait pas lui même ce qui l’avait poussé à commettre cette audace, alors que cela ne lui ressemblait pas de faire ce genre de chose habituellement. Qui sait, l’amour pousse à faire des folies, même au plus cruel des hommes.


« Je ne sais pas, peut être souhaitez vous réellement devenir ma femme. Et puis c’est ce que vouliez quand vous étiez enfant Darling et d’ailleurs, même quelques années après notre rencontre, vous aviez encore cette idée en tête, seulement c’est moi qui ai fait l’erreur de refuser. Si vous saviez comme je l’ai regretté Elvira… »


Brusquement, il la vit se lever d’un bond et darder sur lui un regard qui ne présageait rien de bon. Pour ne pas être en position de faiblesse, Cutler l’imita et posa sur elle un regard doux, n’arrivant tout simplement pas à lui en vouloir. Et puis, il était entièrement coupable sur cette affaire et jamais il ne se permettrait de faire le moindre commentaire.


« Qui vous dit que je désire vous voir m’accompagner jusqu’à l’autel ? Qui vous dit – que je souhaite devenir votre femme ? »


«  Votre regard miss, il ne trompe personne, pas même moi. Vos sentiments sont semblables aux miens, je le crains pour vous… »


Forcé de fermer durement son poing contre l’anneau, il se demandait si cela était un mauvais signe ou si la jeune femme était nerveuse. Alors, quand elle se prononça à nouveau, il ne retint que le simple « oui » et s’avança vers elle pour la prendre dans ses bras. Puis il se recula et attrapant fébrilement le bijou qu’il avait payé une fortune, il ne manquerait pas de remercier une nouvelle fois Groves de son action, il lui passa la bague de fiançailles à son annulaire gauche et releva les yeux pour la fixer avec émotion. L’anneau était simple, surmonté d’un beau diamant, et pourtant, il symbolisait tout l’amour qu’il lui portait.


«  Maintenant Elvira, tous les hommes sont prévenus…vous êtes mienne à présent, enfin bientôt. Et je vous promets de ne plus jamais reparler du passé, je veux juste que l'on pense à l’avenir… »


Lui caressant doucement la joue, il déposa un chaste baisé sur ses lèvres.


« M'aviez-vous mentit, lorsque vous me complimentiez ? Lorsque je vous touchais, aviez-vous aimé ? Est-ce-que -- cette nuit comptait à vos yeux ? »


«  Non, bien sur que non ! J’étais sincère Elvira, cette nuit à été la plus belle et la plus lumineuse que j’ai vécu… »


Et pour confirmer ses dires, il la serra avec force dans ses bras et embrassa sa fine nuque gracieuse. Puis il colla ses lèvres aux siennes alors que sa main droite se posait sur la gorge de la belle blonde. Sa langue retrouva avec joie celle qui fut le court d’une soirée, sa partenaire de danse et finit par jouer avec. A bout de souffle, Cutler recula son visage et ancra son regard azuré dans celui de la lady.


« Je porte votre enfant »


Ça pour une grande nouvelle, s’en était une immense. Cela le bouleversait si bien qu’il resta sans bouger pendant de longues minutes, sans rien dire. Puis finalement, de sa voix tremblante, il lâcha :


« Mais...c’est merveilleux Elvira ! »



Dernière édition par Lord Cutler M. Beckett le Dim 20 Fév - 1:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Ven 11 Fév - 22:42

    « Vous voulez mon corps, mais vous parlez à une dame, montrez moi d’abord que vous m’aimez pour mon âme. Faites donc des efforts, déployez tout votre charme. L’amour vous emporte, comme une vague, mais de quelle taille, sera la bague. »

Lady Grey baissa lentement les yeux vers ce petit anneau à son doigt, et instinctivement, un frisson lui parcouru l’échine. Sa main droite commença peu à peu à trembler, encore troublée par ce qu’il venait tout juste de lui demander. Elle ne s’était pas attendue à une déclaration, à une proposition. Elvira ne croyait pas qu’il oserait continuer à la poursuivre, à s’acharner à la faire sienne après l’humiliation qu’elle lui avait précédemment fait subir. Cela lui plaisait fortement. Elle contempla sa bague d’un air ravi, et béat, son cœur battant à vive allure sous la clarté de la demi-lune. Aucun son autour d’eux ne semblait déranger leur petit havre de paix, ni le bruit lancinant des vagues raclant le sable doré, et encore moins le soufflement du vent. Le calme plat offrait aux deux amants le choix de partager leur désir brûlant entre eux. Elvira prit la peine de détailler l’imposant dimant qui trônait au centre de sa bague, d’un blanc étincelant, immaculé et pétillant de luxe, de raffinement. La jeune femme était ravie, et n’aurait pu souhaiter une meilleure bague de fiançailles de toute sa vie. Il s’agissait de la bague de ses rêves. Celle qu’Elvira pourrait exhiber devant la majorité de la Haute Société, celle qui en ferait pâlir plus d’une, et qu’elle s’empresserait de montrer à sa tendre Grace pour avoir son avis. Grace…Prendrait-elle plutôt bien leur engagement ? Elvira fronça les sourcils, et se perdit dans ses pensées, ses angoisses. Elle ne pouvait prendre le risque de perdre une de ses seules amies, les conséquences en seraient dramatiques.

Je vous aime Elvira, sincèrement. Si ce n’était pas le cas, jamais je n’aurais fait l’effort de revenir Darling.

Frustrée d’un tel aveu, elle baissa la tête vers le sable, et ignora quoi lui répondre en échange. Qu’elle l’aimait ? Elle n’en était pas certaine. Et elle avait toujours détesté les longues déclarations de ce genre, cela sonnait si faux – Elvira se mordilla la lèvre inférieure, néanmoins sensible par ses dires. Son cœur battait la chamade, à présent. Et elle ne pouvait s’empêcher de se répéter en boucle cette phrase qu’elle avait tant désiré entendre de sa bouche, de ce ton de voix si chaud et rauque. La lady lui offrit un discret sourire gêné, et s’empêcha de l’embrasser. Si son cœur battait aussi fort, à ce rythme effréné, si bien qu’elle pouvait sentir le goût de son sang, ou percevoir la moindre vibration en effleurant son cou, telle une frémissante et impétueuse mélodie, cela signifiait-il qu’elle l’aimait comme lui l’entendait ? Elle l’aimait, elle l’aimait, tant. Mais se refusait de l’admettre, et encore moins à voix haute. ‘Lord Beckett…’ commença l’aristocrate, les lèvres entrouvertes, à deux doigts de l’interrompre, le souffle encore coupé et haletant.

Je ne sais pas, peut être souhaitez vous réellement devenir ma femme. Et puis c’est ce que vouliez quand vous étiez enfant Darling et d’ailleurs, même quelques années après notre rencontre, vous aviez encore cette idée en tête, seulement c’est moi qui ai fait l’erreur de refuser. Si vous saviez comme je l’ai regretté Elvira…

Elvira tiqua sur sa remarque. Il avait raison, et c’était sûrement cela le problème. Le fait qu’il ressasse ainsi le passé la bouleversait au plus profond d’elle-même. Son cœur aurait pu s’arrêter de battre, elle aurait pu ainsi faire une syncope, un arrêt, tout, et n’importe quoi juste pour profiter à tout jamais de ce discours si perçant. Il le regrettait, il l’admettait. Mais Elvira aussi, regrettait une chose bien précise. De l’avoir refoulé la première fois, de s’être jetée dans les bras d’un autre que lui, d’un homme qui n’aurait fait que la violenter, et l’humilier, jusqu’à ce qu’elle finisse par le tuer.

Votre regard miss, il ne trompe personne, pas même moi. Vos sentiments sont semblables aux miens, je le crains pour vous…

Elle le jaugea du regard, intriguée. Elvira n’en croyait pas un traitre mot, si ses yeux avaient quoi que ce soit de particulier, la belle l’aurait deviné. Elle l’aurait sut, et ce, bien avant lui. L’idée ne lui plaisait pas, elle détestait pouvoir être déchiffrée ainsi, d’un simple croisement d’yeux. La noble s’assombrit légèrement et fit mine de se passionner pour l’océan, préférant ne pas le regarder d’un peu trop près. ‘Vous croyez ?’ renchérit-elle de son habituel ton traînant. ‘C’est faux, vous vous trompez…’ mentit-elle avec fermeté. ‘Les sentiments ne sont réservés qu’aux faibles, et je préfère – ne pas m’attarder là-dessus.

Maintenant Elvira, tous les hommes sont prévenus…vous êtes mienne à présent, enfin bientôt. Et je vous promets de ne plus jamais reparler du passé, je veux juste que l'on pense à l’avenir…

Regardant attentivement cet anneau à son doigt, la jeune femme tressaillit. ‘Vôtre ?’ Elvira se demandait bien de quelle manière cela pouvait être interprété – ‘Et si jamais un homme me regarde ? Si un de vos soldats m’apprécie bien plus que les règles de la convenance le dictent ? Que feriez-vous ?’ Cela l’intriguait fortement. Qu’il détourne le regard, ou qu’il finisse par en éprouver de la jalousie, la Lady désirait ardemment connaître son opinion là-dessus. Devrait-elle ainsi cesser ses petites coucheries privées ? Cela la contrariait légèrement, mais en un sens, ce serait tout bonnement normal, et elle arrêterait. Elle désirait tant tourner la page, et devenir une personne respectable, fière, et snobe à ses côtés. Prétendre être la femme du dirigeant de la Compagnie des Indes, et de n’avoir au final, aucune limite, aucune interdiction. De biens nombreux droits, au contraire.

Non, bien sur que non ! J’étais sincère Elvira, cette nuit à été la plus belle et la plus lumineuse que j’ai vécu…

Un sourire sincère se forma au coin de ses lèvres, durant une brève seconde. ‘Oh, vraiment…C’est intéressant.

Mais...c’est merveilleux Elvira !’ Elvira n’était pas d’accord, cela n’avait rien, absolument rien de merveilleux. Un malheur, oui. La jeune femme inspira une profonde bouffée d’air, puis ancra enfin son regard dans le sien, ses pupilles verdâtres flirtant avec celles d’un bleu d’acier. ‘N’est-ce-pas ce que vous attendiez de moi, l’autre soir ? Ne faites pas l’étonné, vous l’aviez prévu. Et c’est exactement pour cela que vous me demandez en mariage, et si je vous ai dit oui, c’est uniquement pour m’épargner la charge d’élever cet enfant en personne. Et je n’aime pas que l’on assimile mon nom à celui d’une catin…

De mauvaise foi, la jeune femme baissa peu après les yeux vers son cou, et ne put retenir ses doigts qui s’y logèrent un moment. Elle restait persuadée que ce n’était que pour cette raison, forcément. Qui aimerait se voir traiter de catin avec un bâtard en son être ? Elvira n’avait pas d’autre choix que d’accepter la proposition du noble, et une petite voix dans sa tête lui susurrait que c’était exactement ce qu’il avait planifié. Elvira se cherchait des raisons, pour justifier ses pensées, alors qu’en vérité, ce n’était pas uniquement à cause de cet enfant qu’elle lui avait dit oui. Sans vraiment réfléchir, instinctivement elle avait acquiescé à sa requête parce qu’une part d’elle-même, l’aimait encore, et que porter son nom de famille lui semblait être un honneur. D’être à ses côtés devait être alors assimilé à un épanouissement personnel. ‘Mais – cela ne me dérange pas, de vous épouser, mais je préfère que nous disions que c’est à cause de vous, et de cet enfant.’ Elle afficha une légère moue capricieuse, puis se mordilla la lèvre inférieure avant de combler les quelques millimètres qui les séparaient en logeant sa tête contre son torse. ‘Nous y gagnons tous deux du prestige…Et…’ les lèvres entrouvertes, elle prépara soigneusement la suite de son discours, d’une voix faible : ‘Il est probable que je vous apprécie.’ Elle laissa un blanc, puis reprit très rapidement : ‘Je vous aime bien, en faite. Peut-être beaucoup, je ne sais pas exactement – je n’y ai jamais réfléchis, ce n’est pas une de mes habitudes de me demander si je peux bien aimer telle ou telle personne. Je n’en trouvais pas – la nécessité…’ admit Elvira, d’un ton visiblement gêné.

Elle se sentait mal à l’aise, et certainement pas dans son élément. C’était si dur, de parler de ses sentiments, de ses émotions, alors que durant une bonne partie de sa vie, on lui avait crié de ne jamais s’en soucier. Elvira décida alors d’essayer, juste de se lancer, et de faire retomber son masque de froideur, tout comme il l’avait fait en lui proposant de l’épouser. Elle essaya d’être elle-même, pour le combler. ‘Apprenez-moi alors à vous aimer comme il se doit, comme il vous plaira – Cutler, je ferais un effort pour vous, alors dites-moi – ce que je dois faire pour vous satisfaire –-

Elle entoura sa taille de ses bras, et l’attira nonchalamment contre son corps, sur le sable, avant de fermer les yeux. ‘Approchez –’ Logeant ses lèvres au creux de son oreille, Elvira s’amusa distraitement avec le lobe.

Sa main caressa la surface chaude de son dos, sous la chemise blanche qu’il portait, et avec un faible sourire, elle reposa sa tête contre le sable doré, se reposant tout simplement l’esprit. Du bout de ses doigts, Elvira effleura sa joue droite, et profita de la douce texture de sa peau un long moment, ne pouvant se résoudre à s’en éloigner à présent. Elle tripota un instant sa chevalière en or, portant l’initiale de son nom de famille, de son prestige. Elvira traça les contours de l’anneau doré et étincelant avec envie, avant de perdre son regard dans l’immensité du sien, et d’inexplicablement, le désirer. Elle désirait sa voix, son corps, et sa chaleur. Mais Elvira préféra ne rien dire, et continuer de caresser son index.




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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Dim 13 Fév - 2:40

La fixant avec force alors qu’elle détournait les yeux pour fixer l’étendue sombre qui produisait des clapotis à côté d’eux, le lord passa son index sur le menton d’Elvira et lui releva doucement le visage.


«  Vous croyez ? »

«  J’en suis sûr Elvira. »


Cutler n’était pas homme à douté. D’ailleurs, quand il avait en tête une idée, il ne la lâchait pas. C’était ainsi qu’il s’était fait une place dans cette société de requin, c'était comme ça qu’il avait gravit les échelons et c’était ainsi qu’il poursuivrait sa route vers le pouvoir. Douter était pour les faibles et les lâches, et son père le lui avait bien assez répété pour qu’il s’en rappelle jusqu’à à la fin de ses jours. Alors quand Elvira mettait sa parole en doute, Beckett n’appréciait pas ça du tout.


« C’est faux, vous vous trompez…Les sentiments ne sont réservés qu’aux faibles, et je préfère – ne pas m’attarder là-dessus »


Se faisant plus ferme sur la prise qu’il exerçait sur son fin menton, le lord n’accepta pas qu’elle lui parle ainsi, remettant en doute ce qu’il disait, ce qu‘il pensait. A peine avait-il eu le temps de lui faire découvrir une nouvelle facette de sa personnalité, se faisant plus tendre, plus doux qu’a l’accoutume, voila que son tempérament froid et cruel reprenait très vite le dessus. Il était en colère qu’elle ne reconnaisse pas qu’il avait raison, qu’elle ne reconnaisse pas qu’elle l’aimait simplement. Mais Cutler ne montrait rien, il se contentait juste de mordre sa langue, comme il faisait à son habitude.


« Et si jamais un homme me regarde ? Si un de vos soldats m’apprécie bien plus que les règles de la convenance le dictent ? Que feriez-vous ? »

« Je m’assurerais qu’ils ne recommenceront plus…»


Sa réponse était clair et ne laissait aucune place au doute. Si vraiment il s’avérait qu’un homme tentait quoi ce soit pour séduire sa future femme, le lord mettrait tout en œuvre pour écarter ses potentiels rivaux, quitte à les éliminés définitivement.
Cutler n’était pas un homme gentil ou qui se laissait marcher sur les pieds. Beaucoup de monde l’avait sous estimé à cause de sa petite taille ou de son air simplet qu’il pouvait dégagé au premier coup d’œil, mais ses ennemis avaient tous payés le prix fort. A sous estimé sa force de caractère et la certaine maîtrise de la manipulation qu‘il exerçait, ils s’étaient tous perdus et Beckett restait à chaque fois victorieux. En amour, ce n’était pas si différent qu’à la guerre. Qui sait, le premier était surement plus fatal que la seconde. L’amour laissait beaucoup de dégâts, surtout quand on atteignait le cœur.
Reprenant son calme olympien, cachant à merveille la tempête qu’il avait essuyé pour ne pas la laisser se déchainer sur la jeune femme, il reporta son attention sur elle, ayant détourner les yeux.


« N’est-ce-pas ce que vous attendiez de moi, l’autre soir ? Ne faites pas l’étonné, vous l’aviez prévu. Et c’est exactement pour cela que vous me demandez en mariage, et si je vous ai dit oui, c’est uniquement pour m’épargner la charge d’élever cet enfant en personne. Et je n’aime pas que l’on assimile mon nom à celui d’une catin… »


Heureusement pour elle, Beckett savait se contenir et en règle général, il ne frappait pas les femmes. Mais là, il aurait été tenté de lui asséner une bonne gifle pour lui faire payer cet affront honteux. Alors comme ça elle l’épousait pour ne pas être obligé d’élever seule le batard qu’il lui avait fait ? Il ne dit rien, mais garda ces paroles au fond de sa mémoire et si un jour elle osait lui dire quoique ce soit, il lui ressortirait, foi de Beckett.
Alors quand elle tenta de se rattraper, même là il ne put desserrer la mâchoire tellement il était déçu, lui qui croyait qu’elle l’aimait réellement. Sa réponse ne suffisait plus, il n’y croyait tout simplement pas et pensait qu’elle n’était pas franche avec lui, qu’elle jouait à jeu. Un jeu dangereux. Doucement, tendu, il vint lâcher d’une voix qui ne disait rien de bon :

« Je vous aime bien, en faite. Peut-être beaucoup, je ne sais pas exactement – je n’y ai jamais réfléchis, ce n’est pas une de mes habitudes de me demander si je peux bien aimer telle ou telle personne. Je n’en trouvais pas – la nécessité…»

«  Vous ne savez pas si vous m’aimez ? Alors pourquoi avoir dit oui dans ce cas ! »


Plus elle le collait, plus sa fureur montait en lui et devenait dévastatrice. Il n’aimait pas les gens intéressés. Avec eux, il se sentait en danger de tout et de n’importe quoi. Pour preuve, il en faisait partit, mais pas avec les personnes qu’il aimait sincèrement.


« Apprenez-moi alors à vous aimer comme il se doit, comme il vous plaira – Cutler, je ferais un effort pour vous, alors dites-moi – ce que je dois faire pour vous satisfaire »


Alors qu’elle l’attirait doucement contre elle, sur le sable froid, Beckett ne bougea pas une seule fois, réfléchissant à vive allure sur les mots concernant sa descendance. Si seulement elle s’était épargner de dire cela, si seulement elle s’était contenté de peu au lieu d’en dire trop, jamais il n’aurait réagit de la sorte. Maintenant il était trop tard, Cutler était profondément blessé par ses mots. Elle aimait sa chaleur mais à cet instant, l’homme devint encore plus froid qu’un iceberg.
Finalement excédé par toute cette tendresse qu’il croyait fausse, intéressé, il la repoussa brutalement et se releva avec une certaine raideur dans ses gestes.


« Je suis au regret de vous dire que l’amour ne s’apprend pas, miss Grey. C’est l’un des seuls sentiments qu’on ne peut simuler, qu’on ne peut tromper… »


Le visage dur, mais la voix calme mais tranchante, l’homme secoua la tête et après un dernier regard sur elle, il tourna les talons et s’éloigna d’elle, assez blessé pour la soirée.


Dernière édition par Lord Cutler M. Beckett le Dim 20 Fév - 1:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Lun 14 Fév - 19:15

'Vous ne savez pas si vous m’aimez ? Alors pourquoi avoir dit oui dans ce cas !'

Elle fit mine de réfléchir un bref instant, mais cela n’allait absolument pas dans son intérêt de lui dire non. Elvira le sentit brusquement en colère, elle avait passé assez de temps à l’observer discrètement, du coin de l’œil, pour le deviner furieux. Ses tics n’avaient plus aucun secret pour elle. Lui-même, n’avait plus le moindre secret. Elle pouvait aisément prétendre le connaître aussi bien que son gigantesque dressing remplit d’imposants miroirs. La Lady déglutit péniblement, et cligna de nombreuses fois les yeux, intérieurement blessée.

- Je suis au regret de vous dire que l’amour ne s’apprend pas, miss Grey. C’est l’un des seuls sentiments qu’on ne peut simuler, qu’on ne peut tromper…
- Cutler, ne soyez pas aussi –

Lady Grey le regarda se relever sans un mot, visiblement frustré. Elle plissa ses petits yeux verdâtres et se mordit la lèvre inférieure. Non, il ne pouvait pas partir ainsi, sur cette phrase, elle se le refusait. Il ferait ce qu’elle lui dirait, il resterait, jusqu’à ce qu’elle en eut terminé avec lui. Une bouffée d’angoisse se diffusa en elle, alors que la peur continuelle qu’il puisse disparaître l’enveloppait maladroitement. Elvira savait qu’il avait besoin qu’elle le lui dise, qu’elle le rassure, très certainement, mais pour quelle raison ne comprenait-il donc pas que cela pouvait être difficile ? Elle n’avait jamais parlé ainsi à qui que ce soit, et elle n’en avait jamais ressentit la nécessité auparavant. Ses lèvres restaient généralement soudées, alors que le moment fatidique de la déclaration approchait. Ses mains se mettaient à trembler, doucement, fermement accrochées au tissu de soie de son uniforme. Elle craignait de le perdre à demeurer aussi obtus, et coincée par ses principes qui lui interdisaient de montrer un quelconque sentiment.

Mais…’ siffla l’aristocrate en se redressant à son tour, époussetant les petits grains de sable de sa chemise blanche. ‘Revenez ! Que vous ai-je donc dit ?’ renchérit-elle, poussée à son tour par la colère, l’incompréhension, et pour finir, l’orgueil. ‘Je pensais que tout était évident entre nous, Cutler. Vous connaissez les raisons qui m’ont poussée vers vous, alors à quoi bon vous les dire à voix haute si nous avons tous deux consciences de nos sentiments respectifs ? Vous vous doutez bien que ce n’est pas que pour cela que j’ai accepté de vous épouser. Mais j’éprouve le besoin de faire comme si c’était bien le cas – J’étouffe par votre présence. Oui, j’étouffe à vous aimer, car je ne pense pas mériter une telle chose, je ne pense pas avoir le droit d’être aimée en retour ! Pouvez-vous le comprendre ? Me comprendre ?’ Elvira s’avança dangereusement vers lui, pas un pas, aveuglée par ses sentiments, et enfin, elle explosa littéralement. ‘Vous le saviez, vous en aviez conscience, vous me l’aviez-vous-même dit, alors pourquoi réagir ainsi ?! Je n’ai pas besoin de vous l’avouer ! Je n’ai pas besoin de vous crier que je vous aime ! C’est ce que vous voulez, une déclaration ? Que je me jette à vos pieds ?! C’est inutile ! Ce n’est pas parce que je ne vous le dit pas que je ne le pense pas ! Puisque nous savons tous les deux à quel point –’ Elvira s’interrompit instinctivement, et le jaugea d’un air impétueux, s’avérant s’être bloquée dans ses justifications acerbes et rageuses. ‘Je ne vois pas l’intérêt de simuler quoi que ce soit avec vous, ce que vous dites est stupide, c’est juste que…

Elvira lui agrippa fermement le poignet, et l’incita à lui faire face, le forçant à se plaquer contre son corps. A ne pas s’éloigner d’elle, cela, la jeune femme ne le supporterait pas. ‘C’est inutile, vous le savez déjà,’ débuta-t-elle, la gorge sèche, et le cœur battant à vive allure. ‘Je –’ les lèvres tremblantes, la Lady vint s’emparer de la joue droite de son interlocuteur du bout de ses doigts, et vint caresser sa peau tout doucement, en de longs mouvements circulaires. Elle ancra son regard dans le sien, en profondeur, et inspira un bouffée d’air avant de lui murmurer à voix basse : ‘Je ne vous mens pas lorsque je clame vous aimer. Je vous mens juste pour essayer de le cacher.

Son cœur rata un battement, et essoufflée par sa crise, les joues encore rougies, elle céda à l’irrésistible tentation qu’il représentait. Elvira avança ses lèvres, et l’embrassa avec violence. Ses doigts encerclèrent la nuque chaude de l’homme, tandis que ses ongles s’enfoncèrent peu à peu dans cette peau douce et pâle. ‘Je vous aime, Cutler, je vous aime –

Ses mains se refermèrent sur les poignets du Lord, qu’elle les fit légèrement monter vers le tronc froid du grand palmier. ‘Je vous aime…’ Puis, d’une simple pression du bassin, elle le plaqua contre l’arbre et baissa sa tête vers son cou, humant la délicieuse odeur de son eau de Cologne. ‘Croyez-moi…Pardonnez ma maladresse, Cutler, ne partez pas à cause de ce que j’ai bien pu vous dire, essayez juste de comprendre – j’ai l’impression de ne pas avoir le droit de vous aimer, ou que vous puissiez m’aimer, pas après tout ce que j’ai fait dans ma vie...Je mets de la distance entre nous, mais Cutler, mes paroles blessantes, ou cyniques ne font que refléter la maladresse que je peux avoir en essayant de vous témoigner…des sentiments. C’est une chose si difficile pour moi. Je n’ai jamais éprouvé de toute ma vie quelque chose d’aussi fort, d’aussi intense, que ce que j’éprouve à cet instant pour vous.




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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Mar 15 Fév - 22:46

« Je pensais que tout était évident entre nous, Cutler. Vous connaissez les raisons qui m’ont poussée vers vous, alors à quoi bon vous les dire à voix haute si nous avons tous deux consciences de nos sentiments respectifs ? Vous vous doutez bien que ce n’est pas que pour cela que j’ai accepté de vous épouser. Mais j’éprouve le besoin de faire comme si c’était bien le cas – J’étouffe par votre présence. Oui, j’étouffe à vous aimer, car je ne pense pas mériter une telle chose, je ne pense pas avoir le droit d’être aimée en retour ! Pouvez-vous le comprendre ? Me comprendre ? »


« Parce que j’ai besoin de vous l’entendre dire à voix haute miss ! Si vous ne comprenez pas ça, alors ne comprenez rien ! »


Il comprenait que certaines femmes ou hommes avaient du mal à témoigner leurs sentiments mais elle, elle c’était différent. Elvira allait devenir très prochainement sa future femme et il avait besoin d’être rassuré, rassuré qu’elle ne s’engage pas que pour son argent ou son statut auprès de la Compagnie des Indes orientales. Il l’aimait plus que tout mais il ne pouvait se permettre d’offrir ce qu’il avait de plus cher à une femme qui ne faisait ça que pour son propre intérêt. Alors oui c’était dur de se mettre à nu, elle pouvait bien faire ça pour lui ? Pour ce garçon qui n’avait pas cessé de l’aimer ?

La regardant avec calme alors qu’elle explosait littéralement, il s’amusa à l’observer, trouvant ce tableau des plus charmants. C’était un spectacle à voir une Elvira Grey qui s’énervait ainsi alors qu’elle était sur le point de craquer, de tout lui révéler.
Tous les mots haineux qu’elle pouvait lui cracher à la figure n’étaient rien face à la joie qu’il éprouvait qu’elle se révèle enfin, qu’elle lui avoue ses véritables sentiments. Plus le moment tant attendu approchait, plus le sourire de Cutler s’élargissait.

Plaqué contre son corps chaud, il se laissa faire et passa ses bras autour de sa taille, attendant avec impatience qu’elle lui dise ces deux petits mots mais qui avait une si grande importance à ses yeux, qu’il refusait qu’elle passe à côté de ça.


« Je ne vous mens pas lorsque je clame vous aimer. Je vous mens juste pour essayer de le cacher »


Que répondre à cela ? Et bien rien. De toute manière, elle ne lui en laissa pas le temps puisque ses lèvres vinrent happer les siennes avec force. Tandis qu’il répondait à son tour, il fut plaqué contre le palmier. Imprimant les même gestes qu’elle, il posa ses mains autour de sa nuque et inséra sa langue entre ses lèvres pour aller caresser celle de la jeune femme avec force. A bout de souffle, il recula son visage du sien et la fixa, la laissant parler la première.


« Je vous aime, Cutler, je vous aime »

« Vous voyez, ce n’était pas si difficile Darling… »


Souriant avec joie, il frissonna quand ces petites lèvres mutines virent caresser la peau de son cou alors que le bassin de la lady venait de se coller au sien.


« Croyez-moi…Pardonnez ma maladresse, Cutler, ne partez pas à cause de ce que j’ai bien pu vous dire, essayez juste de comprendre – j’ai l’impression de ne pas avoir le droit de vous aimer, ou que vous puissiez m’aimer, pas après tout ce que j’ai fait dans ma vie...Je mets de la distance entre nous, mais Cutler, mes paroles blessantes, ou cyniques ne font que refléter la maladresse que je peux avoir en essayant de vous témoigner…des sentiments. C’est une chose si difficile pour moi. Je n’ai jamais éprouvé de toute ma vie quelque chose d’aussi fort, d’aussi intense, que ce que j’éprouve à cet instant pour vous »

«  Je comprends Miss…Je sais que ça n’a pas été facile pour vous de me dire ces mots mais j’avais besoin de les entendre. Je pensais réellement que vous m’aimiez mais qui sait, je ne suis qu’un homme et l’erreur est humaine. J’aurais pu me fourvoyer sur vos sentiments et penser que vous m’épouseriez que pour mon titre au sein de la Compagnie ou bien pour vous éviter un scandale si les gens apprenaient que vous portiez un enfant, cela m’aurait été insupportable. Je vous ai demandé en mariage parce que c’est avant tout mon souhait le plus cher, que vous soyez mienne jusqu’à notre mort… »


Dernière édition par Lord Cutler M. Beckett le Dim 20 Fév - 1:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Mer 16 Fév - 22:56

Lady Grey menaçait de partir, de tout abandonner. De s’enfuir loin dans la pénombre de la nuit noire, et de s’enfoncer dans la jungle, pour marcher, marcher jusqu’à en avoir le souffle coupé. Jusqu’à ce qu’elle ressente ce sentiment oppressant tout autour d’elle, et finisse par regretter son acte, et rechercher la chaleur corporelle de son amant. Elle l’aurait tant désiré nu à présent, juste dans ce simple appareil. Juste à sa merci. Elvira fronça violemment les sourcils et réprima un soupir frustré, incapable de rester de marbre devant ce regard perçant qui la, scrutait avec autant d’insistance. A cause de ces deux yeux bleus, elle le lui aurait tout avoué, tout ce qu’il désirerait entendre, afin de pouvoir jouir mentalement de ce regard, de cette lueur pour la première fois tendre. Lady Grey se sentirait perdue sans lui, et cela la contrariait au plus haut point, de se laisser ainsi influencer par des sentiments humains qu’elle avait si longtemps refoulé pour son propre bien, et celui de ses intérêts --

Parce que j’ai besoin de vous l’entendre dire à voix haute miss ! Si vous ne comprenez pas ça, alors ne comprenez rien !
- Je le sais ! Vous croyez que je l’ignore ? Que j’ignore ce qui peut bien vous traverser l’esprit, Cutler ?!

Son cœur fit un bond gigantesque dans sa poitrine, elle étouffait. Son cœur n’en pouvait plus d’être ainsi poussé dans ses derniers retranchements, d’être ainsi malmené par cet homme d’une dureté sans pareille. Il avait raison, et c’est pour cela que la jeune femme le prenait aussi mal. Cela demeurait l’unique raison, et la sulfureuse blonde ne pouvait le nier plus longtemps, alors, elle lui répondit. Le combla de ses mots sucrés, murmurés suavement au bord de ses lèvres, et parfois au creux de son oreille droite, doucement. Elvira comprenait ce qu’il sous-entendait, ce qu’il voulait entendre de sa bouche, mais cela était affreusement dur. L’orgueil de la Lady insistait tant pour ne rien dire, demeurer ainsi muette. Mais elle craqua, comme toujours, avec lui. Elle souhaitait comprendre. Elvira voulait le connaître en profondeur, bien plus qu’auparavant, et devenir sa légitime femme, afin de pouvoir le côtoyer sous un différent angle. Faire plus amples connaissances…

Vous voyez, ce n’était pas si difficile Darling…
- Oh, taisez-vous donc ! siffla-t-elle, visiblement vexée, et gênée de ses propres aveux. Elvira le dévisagea un long moment avant de se mettre à lui sourire, avec lenteur. Je ne peux plus vous résister dés l’instant où vous me murmurez ce surnom…

Ancrant profondément son regard verdâtre dans le sien, la jeune femme s’abandonna ainsi, à flirter avec ces deux pupilles azurées, si délicieuses, si expressives, et grises, aussi grises que de l’acier. Elvira remonta peu à peu sa main, et lâcha les poignets du noble, avec facilité. Elle caressa l’entièreté de son visage, et profita de cette chaleur sous ses doigts tremblants de froid, avant de déposer un chaste baiser à la commissure de sa lèvre supérieure. Jouant aisément avec ce petit bout de chair rosé, désormais humide après que sa langue l’ait effleuré, elle décala son visage pâle et contempla les traits faciaux de son fiancé, comme si c’était la première fois qu’elle le voyait.

Je comprends Miss…Je sais que ça n’a pas été facile pour vous de me dire ces mots mais j’avais besoin de les entendre. Je pensais réellement que vous m’aimiez mais qui sait, je ne suis qu’un homme et l’erreur est humaine. J’aurais pu me fourvoyer sur vos sentiments et penser que vous m’épouseriez que pour mon titre au sein de la Compagnie ou bien pour vous éviter un scandale si les gens apprenaient que vous portiez un enfant, cela m’aurait été insupportable. Je vous ai demandé en mariage parce que c’est avant tout mon souhait le plus cher, que vous soyez mienne jusqu’à notre mort…

Elle déglutit immédiatement. Se mettre ainsi à nu devant lui, libérer ses sentiments, lui ouvrir littéralement son cœur avait fait son effet. Elvira était pétrifiée d’anxiété. Il en faisait tout autant, et elle savait que pour lui aussi, ce devait être difficile d’avouer de telles choses, même s’ils n’étaient plus que tous les deux sur cette vaste plage. Lady Grey se sentait flattée devant une telle déclaration, et finit par acquiescer d’un hochement de tête affirmatif. Elvira n’éprouvait pas l’envie d’en dire plus, cela ne suffisait pas – il était sincère, elle en avait conscience. Et ce simple fait la mettait dans tous ses états. Les nerfs à vif, la jeune femme se décolla à contrecœur du corps de son futur époux, et tout en tendresse, frôla le tissu fin et délicat de sa chemise de sa main en s’éloignant pour se poster dans son dos, à quelques millimètres du grand palmier.

Vous le saviez, donc – vous êtes un beau salopard dans votre genre, vous ne trouvez pas ? Vous n’auriez jamais fait votre demande en mariage, si vous ne vous doutiez pas à l’avance de ma réponse – lança-t-elle, l’air vague, Pensez-vous que vos nombreuses traîtrises n’ont eues aucunes conséquences ?

Elvira eut un léger rire moqueur, mi-amusé. Elle pencha sa tête en avant et fit descendre le tissu de cette chemise vers son avant-bras gauche, libérant ainsi son épaule à la fraîcheur nocturne. ‘Vous vous trompez, Cutler, j’y pense très souvent. Généralement la nuit…’ Ses lèvres agrippèrent un morceau de peau, tout près de ses clavicules, et elle serra ses dents contre sa chair, brutalement, afin de la faire rougir sans que cela lui soit douloureux pour autant. ‘A la manière dont je pourrais vous faire regretter chacune de vos adorables idioties.

Lady Grey arqua un sourcil et déposa d’ardents baisers le long de son épaule, remontant ainsi jusqu’à son cou ainsi offert qu’elle dévora d’un faible suçon langoureux. Les mains de la jeune femme se promenèrent sur son torse, et s’agrippèrent fermement au tissu de son vêtement, le plaquant de force contre le palmier, ainsi qu’elle-même.

Vous devriez être punit.

Lui murmura-t-elle, la bouche plaquée contre son oreille, tandis que ses mains malmenaient ses épaules, avec force, et bestialité, voire sauvagerie. Faisant descendre ses mains sous son pantalon, elle caressa narquoisement son bas-ventre, et ne se permettant pas de descendre plus bas, Elvira s’empara des lèvres de l’aristocrate à la place. Les étreignant fougueusement contre les siennes, sa langue mutine vint titiller sa semblable masculine en un ballet passionné, désireux et d’une certaine violence.

Bonne nuit, my Lord…

Siffla Elvira, à quelques millimètres de sa bouche rougie par l’intensité de leurs baisers, tandis qu’elle ôtait ses mains de sa peau chaude, et s’écartait au final de ce corps qu’elle espérait tendu.

Faites d’agréables rêves…

Son sourire s’agrandit, alors qu’elle s’inclinait respectueusement devant lui avant de se mettre à courir sur le sable chaud pour rejoindre le campement. La majorité des soldats s’étaient endormis, et il ne lui restait malheureusement plus de place où séjourner en toute tranquillité…Elvira n’était jamais sûre, ou reposée, de dormir non loin d’hommes. Elle décida alors de se réfugier dans les ruines en pierre du grand moulin, s’installant sur le sol froid, et rabattant sur son frêle corps une longue redingote empruntée dans une des malles en bois vernis de l’Endeavour. Nichée dans un coin, en hauteur, elle soupira et posa délicatement sa tête contre le rebord de la fenêtre ouverte et à moitié détruite par le temps. Le sommeil vint aussitôt la prendre, avec une facilité bien trop déconcertante.




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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Dim 20 Fév - 1:21

« Oh, taisez-vous donc ! »


Se mettant à rire, amusé par cette femme qui lui était tout simplement des plus charmantes, il afficha un immense sourire en réponse du sien et alla lui caresser la joue avec tendresse.


« Je ne peux plus vous résister dés l’instant où vous me murmurez ce surnom… »


« Et bien ne me résistez pas Darling…car à quoi lutté contre vos sentiments ? »


Voyant bien qu’elle avait froid, Cutler retira sa veste encore chaude et la déposa sur les épaules de lady pour ne pas qu’elle attrape froid. Puis la fixant avec tendresse, tendresse qu’il n’avait jamais éprouvé pour personne d’autre que sa sœur, il caressa ses cheveux couleur blé tout en fixant ses prunelles émeraudes avec attention. Il aurait pu rester des heures à les fixer ainsi. Cette femme l’envoutait complètement et au lieu d’en avoir peur, il préférait sombré dans ce regard avec délectation, qu’il en soit damné.


« Hum Elvira »


Fermant les yeux sous les caresses de la jeune femme, il aurait aimé que cela dure à jamais, qu’ils restent une éternité sur cette île, elle dans ses bras. Hélas, ils n’avaient pas l’éternité et de toute manière, il avait un travail qui lui devait beaucoup d’attention. Pas qu’Elvira n’était pas importante pour lui, qu’il préférait faire passer son travail avant tout, loin de là, mais si lui ne faisait pas son boulot, qui d’autre le ferait avec ce soin si particulier, à part lui ? Personne.
Mais maintenant qu’ils étaient ici, il profiterait de la situation pour se rapprocher de sa future épouse. La regardant dans les yeux, son regard bleu perçant se mit à briller d’un sentiment nouveau, un sentiment qu’il avait un jour, éprouvé pour une petite fille et qui avait peu à peu, au fil des années, disparut en laissant place à cette froideur qui lui était propre.


« Vous êtes charmante miss, quand vous doutez de vous. Vous…vous faites moins dure, moins froide et plus vulnérable. »


Contrairement à ce qu’elle pensait, Cutler n’avait aucun mal à lui avouer ses sentiments, c’était pour lui instinctif et avec elle, il n’avait aucun mal à se montrer faible, vulnérable. Le lord pouvait se permettre des choses qu’il n’aurait fait devant qui ce soit, pas même sa sœur. Alors oui il arrivait à ouvrir son cœur à cette lady d’une spontanéité qui en aurait surement affligé son père mais après tout, il n’était pas là pour lui répété sans cesse « vigilance constante ! ». Peut être que sans lui, il ne serait jamais devenu ce qu’il était aujourd’hui, qu’il n’aurait jamais gravit ses échelons avec un tel acharnement, ayant peur qu’une potentielle défaite décevrait son géniteur mais il y avait des choses qu’il lui avait apprit, qui étaient fausses. Le fait était là, l’amour ne rendait pas faible les hommes, au contraire, cela leur permettait d’avancer avec le cœur plus léger.


« Vous le saviez, donc – vous êtes un beau salopard dans votre genre, vous ne trouvez pas ? Vous n’auriez jamais fait votre demande en mariage, si vous ne vous doutiez pas à l’avance de ma réponse »


Touché ! Effectivement, jamais il n’aurait fait une quelconque déclaration en sachant qu’il pourrait essuyer une défaite. Jamais. Mais de là a être un salopard…le mot était peut être un peu fort. Heureusement pour elle, Cutler était d’humeur clémente après sa déclaration et lui en tiendrait pas rigueur.


« Effectivement…non. Je vous aime mais de là à avouer mes sentiments à une femme qui ne ressentait les même que les miens, jamais je n’aurais dit quoique ce soit. Cela n’aurait été que pure folie et je ne suis pas un sot ! Je me lance qu’une fois sûr qu’il n’y ai aucun risque. Je ne suis juste pas de ceux qui tentent des risques inutiles et se brisent les ailes… »

La tête baissé, un sourire amusé aux lèvres, il se retourna vers elle et la fixa avec provocation tandis qu’elle baissait sa chemise pour mordre sa peau à divers endroits. Il plissa les yeux, attentif à chacun de ses mots, à chacun de ses gestes et du bout de ses doigts, il alla caresser sa peau à travers l’uniforme de soldat qu’elle portait.
Elle jouait avec lui avec une telle facilité qu’il commençait à comprendre la remarque de son père à propos de la vigilance. Et ce sentiment s’accentua au même moment où la jeune femme se permit de descendre sa main vers son bas ventre et s’arrêta avant d’avoir pu atteindre le point culminant d’où naissait son plaisir.
Alors qu’il allait lui attrapé la main pour l’inciter à descendre sa main plus bas, la lady se recula en lui souhaitant bonne nuit, mettant fin aux préliminaires.


« Bonne nuit, my Lord…faites d’agréables rêves… »

* Vigilance constante ! *


La garce ! Elle avait osé le laisser dans cet état alors qu’elle avait commencé à réveiller ce désir qu’il éprouvait pour elle. Et bien si elle croyait s’en tirer ainsi, elle rêvait ! Il comptait bien finir ce qu’elle avait commencer mais si vite arrêté. Il attendrait juste qu’elle se soit assoupit avant.
Assis devant le feu, il regarda les flammes d’un air absent et resta là, sans bouger pendant plus d’une heure. Puis, il se releva et chercha où elle avait bien pu se cacher. Rien du côté des hommes et cela ne l’étonnait pas. Attardant son regard sur Groves, il vit ses lèvres bouger. Curieux, il s’approcha de lui et s’accroupissant, il écouta les bribes de sa conversation.


« Bien sûr Mylord, avec un sucre ou deux ? »


N’en croyant pas ses oreilles, il se retint de rire et se redressa toujours en fixant le commodore. Cet homme était vraiment bizarre avec lui. Si il avait douté de la sexualité de Groves, il aurait pensé qu’il était amoureux de lui, mais là, c’était juste du fanatisme. Fanatisme maladif alors. Parce que rêver de servir du thé à son patron en dormant, il fallait faire fort.
Il s’éloigna et dirigea sa recherche vers la forêt ou les ruines du vieux moulin auraient pu faire une bonne cachette à la lady. Bon, tâche difficile. Il rêvait de la rejoindre mais encore une fois, la peur du noir lui jouait des tours et il était hors de question qu’il ne s’aventure dans ces bois tout seul. Pas grave, il réveillerait Groves.


« Groves…Groves ! Réveillez vous bon sang »


Cet homme avait un lourd sommeil, le lord aurait pu le frapper pendant qu’il dormait qu’il n’aurait rien sentit. Sauf que l’aristocrate refusait d’abandonné l’idée d’aller rejoindre sa promise. Alors, avec pur sadisme, il poussa Groves de la malle qui sur laquelle il s’était appuyé et le fit tomber dans le sable. Enfin, il était réveillé.


« Commodore accompagnez moi !…Groves ! »


Les yeux dans le vague, l’homme le fixa étrangement tout en battant des paupières. Cutler soupira et força l’autre à se relever et à le suivre jusqu’à la forêt. Il était un peu plus rassuré que d’y aller seul même si il savait que l’autre à côté ne lui servirait pas à grand-chose en cas d’agression.
Quand il fut arrivé près du moulin, il remercia l’autre et le congédia puis entra. Mauvaise idée, la pièce était encore plus sombre que les bois et la forme au sol le fit brutalement sursauté. Ce n’était qu’Elvira mais pendant un moment, un court instant, il avait repensé au corps sans vie de son frère cadet.


«  Ely…vous dormez ? »


Question purement idiote car si, effectivement, elle dormait, elle ne risquerait pas de lui répondre. Par contre, si elle était bel et bien réveillé, là, il aurait surement subit ses moqueries sur sa question ou pire, son courroux.

N’ayant plus du tout envie de faire ce pourquoi il était venu, ayant bien trop peur du noir qui les entouraient, il s’agenouilla près d’elle, enlevant sa perruque et alla se blottir contre elle en la prenant dans ses bras tout en nichant sa tête dans son cou. Il était enfin calmé et finalement, il ferma les yeux pour dormir.
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Mar 22 Fév - 23:34

Une brise d’air froid vint faire très doucement virevolter les mèches blondes de son épaisse chevelure, et les premiers rayons du soleil eurent finalement raison d’elle. Ses paupières fatiguées, et légèrement cernées frémirent sous cette agression lumineuse, et Elvira pencha sa tête vers la gauche, jusqu’à sentir une résistance, comme un corps contre le sien. Intriguée par cette sensation purement inconnue, la jeune femme se décida d’ouvrir enfin ses yeux pour comprendre ce qui lui arrivait. Une tête s’était logée au niveau de son épaule, et des bras l’entouraient, fortement, sans qu’elle n’y soit pour quelque chose. Elle se souvenait pourtant très clairement s’être assoupie seule, contre les roches glaciales la nuit dernière. Elvira en conclut donc qu’il avait dut venir la retrouver durant la soirée, et s’était tout bonnement épargné le fait de la réveiller pour la prévenir. Un faible rictus naquit au bord de ses lèvres pleines en le voyant aussi faible, vulnérable. Si elle avait voulu, elle aurait pu l’égorger, lui faire tout ce qu’elle avait déjà souhaité. Mais la noble préféra s’abstenir de faire quoi que ce soit qu’elle pourrait regretter par la suite, et se contenta d’effleurer sa joue chaude de ses doigts avant d’attraper son épaule droite de son bras, afin de le rapprocher un peu d’elle. Malgré la venue du soleil, la jeune femme continuait de trembler déraisonnablement, de fatigue, de froid, ou de faim, très certainement. Elle reposa son menton au creux de la chevelure brune du Lord, et ferma les yeux, essayant de se rendormir.

A peine eut-elle commencé à sombrer dans le sommeil, que d’horribles cauchemars vinrent hanter ses pensées. Cela lui provoqua comme une douche froide, et rapidement, la poussa à se réveiller en sursaut. Elvira se mordilla la lèvre inférieure puis tourna une nouvelle fois sa tête vers Cutler, continuant de l’observer en silence durant de longues et intenses minutes. La jeune femme commença peu à peu à émerger de son état laxiste, en se dégageant de l’emprise du Lord sur son corps. Elle parvint difficilement à s’extirper de ses bras, et se remettre debout, sans troubler son sommeil. La Lady le fixa une dernière fois, puis quitta les ruines du vieux moulin pour errer quelques temps à l’extérieur, au beau milieu de cette imposante jungle luxuriante, à la recherche de nourriture.

Se frayant un chemin parmi les épais buissons, la jeune femme manqua de trébucher sur une des écorces brunâtres, et se heurta de plein fouet à un torse masculin. Relevant la tête, elle dévisagea le Commodore Groves. Il plaça ses mains au niveau de ses épaules, pour la rattraper, et éviter qu'elle ne rencontre violemment le sol.

- My Lady, faites plus attention – Vous ne souffrez nulle part ?
- Non, il est inutile de vous inquiéter, Commodore, rétorqua-t-elle avec un vague sourire crispé, en se dégageant de cette étreinte.
- J’en suis heureux. Il lui rendit son sourire, satisfait de ne pas avoir abîmé la jeune femme, puis ne put s’empêcher de faire la conversation : Avez-vous bien dormit, my Lady ? Je suis navré du fait que votre cabine ait été endommagée durant le conflit – nous faisons tout notre possible pour réparer les dommages effectués, my Lady –
- Oui, assez bien, j’ai passé une agréable nuit. Elle marqua un blanc, et reprit, poussée par la curiosité, Il me semble que vos hommes n’ont pas très bien avancés depuis hier – quand exactement pensez-vous que nous pourrons quitter cette île ?
- Je ne saurais précisément vous l'annoncer, my Lady – c’est assez compliqué, je dois d’ailleurs m’entretenir avec le sous-lieutenant Wilson à ce propos.

Elvira hocha élégamment la tête, et ne préféra pas le reprendre sur ses propos, souhaitant s’éloigner au plus vite de cet étrange homme qui ne lui inspirait que de la méfiance, bien qu’elle devait avouer que sa compagnie s’avérait être fort agréable. Il était cultivé, galant, et respectable. Elle était assurée qu’il continuerait de gravir les échelons de la société commerciale à ainsi se comporter, cela la réjouissait à l’avance de voir de fervents soldats dévoués pour leur cause, mettre autant de cœur à l’ouvrage. La loyauté se faisait rare ces temps-ci, tout comme la fidélité. Lady Grey inclina sa tête, puis lui lança un discret petit sourire avant de disparaître vers les ruines, se décidant à voir si Lord Beckett s’était éveillé. Elle épousseta ses vêtements, puis pénétra dans l’édifice en pierres, attentive aux moindres détails. Cette architecture était splendide, et elle regrettait le fait que le temps l’ait ainsi usée, et cassée. ‘Lord Beckett ?

Appela l’aristocrate, de sa voir haut perchée, arrogante, et à l’accent Britannique bien marqué.

My Lord ?’ recommença-t-elle, un peu plus doucement, cette fois-ci.

Lady Grey croisa les bras un moment, puis se pencha, s’accroupissant un tantinet auprès de lui, afin de vérifier s’il dormait bel et bien, ou s’il le faisait exprès. Elle espérait bien qu'il était plongé dans un sommeil profond, et n'avait pas eut la sotte idée de quitter les ruines en son absence. L'idée qu'il puisse avoir aperçut sa rencontre avec le Commodore Groves la rendait amère, et angoissée. Ramenant sa main droite vers son épaule, elle frôla le tissu de sa veste en velours, puis vint l’agiter très calmement, tout en ne souhaitant pas le réveiller un peu trop brusquement. Soudain, un pincement au cœur l'assaillit. Sa main s'approcha, éprouvant l'irrésistible envie de le toucher. Elle le contempla en silence, reposé, et vint brosser la commissure de ses minces lèvres charnues de son index tremblant.




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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Sam 26 Fév - 3:35

Dormant à poings fermés, Cutler ne le sentit même pas quand la jolie blonde se dégagea de son étreinte, il se contenta simplement de grogner et de rouler sur le ventre. Son nez alla se loger sur la veste du costume qu’avait emprunté la jolie blonde à Groves et il en huma l’odeur, toujours imprégnée du parfum d’Elvira.
Ce fut que lorsque la main de la jeune femme se posa sur son costume qu’il ouvrit brusquement les yeux et attrapa brutalement le poignet d’Elvira.


- Bon sang Elvira ! Ne refaites plus jamais ça…


Soupirant, encore dans les méandres de ses cauchemars qui revenaient sans cesse le hanter, Cutler se redressa et fixa la jeune femme comme si il la voyait pour la première fois de sa vie. Il détestait être ainsi réveillé, n’arrivant pas à se remettre des péripéties de son passé, il avait du mal avec les réveils, même ceux qui étaient censés être doux. C’était toujours la même routine.


- Ne…ne refaites plus jamais ça miss Grey…


Calmant peu à peu son cœur qui s’était subitement emballé, il souffla et se redressa en affichant une grimace de douleur. Certes, sa nuit avait était douce ainsi logé contre le corps de la merveilleuse jeune femme mais maintenant, il subissait les conséquences d’un sol trop dur. Le lord passa une main dans ses cheveux qui rebiquaient, les décoiffant un peu plus qu’ils ne l’étaient déjà. Il remit ses vêtements droit puis passa la tête en dehors du vieux moulin à l’abandon et fut brutalement aveuglé par la lumière du soleil.


- Bon sang, hum…il est quelle heure ?


N’ayant aucune notion du temps qu’il avait passé à dormir, il sortit dehors pour se faire une idée en jugeant la position du soleil depuis le ciel et s’étira de tout son long, profitant de la chaleur qui caressait son corps avec douceur. Rentrant à nouveau dans les ruines du vieux moulin, il récupéra sa perruque. Néanmoins, il ne la mit pas sur sa tête, jugeant le temps trop lourd pour supporter cette chose qui n’arrêtait pas de le gratter.
Il foula le sable de ses hautes bottes qui lui arrivaient en bas du genou et sortit finalement des bois pour profiter de ce soleil plombant, sa perruque toujours à la main. Arrivant au bord de l’eau, il jeta un œil à son reflet et vit avec horreur cette affreuse barbe qu’il n’arrivait jamais à faire disparaître totalement après un rasage. Et ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé à de nombreuses reprises. Finalement, il détacha ses yeux de l’eau et alla déposer sa perruque dans sa cabine. Il profita pour récupérer une tasse et du thé et retourna près du camp pour se faire chauffer de l’eau.

Alors qu’il versait le liquide bouillant dans sa tasse, il croisa Groves qui semblait perplexe. Cutler fronça les sourcils et le fixa avec sévérité.


- Groves, je peux savoir pourquoi les travaux avancent si lentement ? Je croyais qu’en vous donnant cette promotion vous seriez plus enclin à être efficace mais là, je ne vois aucun progrès ! Vous savez, on peut très vite monter les échelons, mais c’est si facile de les redescendre…


Il n’était pas juste avec le commodore mais à vrai dire, Cutler venait de se réveillé et en règle général, le lord avait un très mauvais caractère dans ces conditions. Heureusement pour le soldat, c’est à ce moment précis que Cutler vit arrivé Elvira. Grognant dans sa barbe, il bu une gorgée de son thé encore brûlant et détourna les yeux de ce sublime spectacle qu’elle lui offrait. Ce costume devait lui être interdit ! Oui, il inventerait un décret contre cette tenue, porté par les femmes, laissant deviner que trop bien les courbes parfaites de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Ven 4 Mar - 20:11

« - Bon sang Elvira ! Ne refaites plus jamais ça…
- Qu’insinuez-vous – »

Lança Elvira, inquiète. Si seulement elle s’était douté qu’essayer de le réveiller le troublerait ainsi, ou risquerait de perturber son délicat sommeil, elle s’en serait abstenu. Il avait eut l’air si paisible, là, plaqué contre ce mur, les yeux fermés, en position de faiblesse. Cette vulnérabilité l’avait alertée, et étrangement, intéressée. Ce n’était pas habituel, peu ordinaire, et pourtant – attendrissant. Une profiteuse telle qu’Elvira aurait pu tenter quelque chose, et pourtant, la belle s’était abstenue. Pour le moment.

« - Ne…ne refaites plus jamais ça miss Grey…
- Cela ne se reproduira plus, lord Beckett. »

Se contenta-t-elle de murmurer, à voix basse, en inclinant respectueusement sa tête avant de se relever avec une certaine facilité. Plaçant la paume de sa main droite contre le mur froid, et abîmé par le temps, Elvira s’offrit le luxe de retourner dans ses sombres pensées, durant quelques minutes, tout juste. Elle ne pouvait pas se reposer pleinement, elle n’en avait tout bêtement pas le temps.

« - Bon sang, hum…il est quelle heure ? »

Lady Grey fit volte-face lorsque le son de la voix du Lord s’éleva dans les airs, telle une question autoritairement posée, nécessitant une réponse précise, et sincère. Elvira fronça les sourcils, et rejeta sa chevelure blonde en arrière, en un geste élégant et fier. Comment pourrait-elle le savoir ? Elle l’ignorait, et ne désirait pas le savoir. Le soleil s’avérait être bien haut dans le ciel, ainsi, la jeune femme en déduit qu’il devait être approximativement midi, ou bien treize heures. Dans l’après-midi, en tout cas.

« - Il est déjà fort tard, c’est tout ce que je sais, my Lord. » Rétorqua-t-elle avec un discret petit sourire. Elvira préféra ne pas insister, et le laissa se réveiller en douceur, avant de le suivre distraitement, le regard porté vers le ciel bien bleu et parsemé de grossiers nuages. Ce paysage s’avérait être à son humble avis, magnifique. Bien qu’Elvira aurait nettement préféré un temps grisâtre, et pluvieux. La pluie l’avait toujours enchantée…Et en arrivant aux Caraïbes, la Lady avait très vite regretté cette décision prise à la dernière minute. Ce soleil harassant l’étouffait bien trop. Et elle n’en pouvait plus d’éprouver cette continuelle chaleur, de se sentir à l’étroit dans ses vêtements encombrants, ou de devoir relever sa chevelure et ainsi dégager sa nuque à chaque fois que cette dernière se recouvrait d’une légère couche de sueur.

« - Groves, je peux savoir pourquoi les travaux avancent si lentement ? Je croyais qu’en vous donnant cette promotion vous seriez plus enclin à être efficace mais là, je ne vois aucun progrès ! Vous savez, on peut très vite monter les échelons, mais c’est si facile de les redescendre…
- Pardonnez-moi, my Lord, bredouilla l’interpellé, frustré. »

En le voyant devenir aussi exigeant, et peu commode envers l’ex lieutenant Groves, la jeune femme croisa les bras, et ne put retenir un soupir d’exaspération. Ce n’était pas justifié à ses yeux, vu que le Commodore n’était qu’à moitié responsable de l’avancement des travaux. Après tout, c’est elle, qui l’avait retenu un moment, dans les bois. Toussotant légèrement, afin de signaler sa présence, Elvira s’avança, d’une démarche princière puis fit brièvement signe au Commodore de retourner distribuer ses ordres, préférant être seule avec Beckett.

« - Pauvre homme, ainsi harcelé de si bon matin. Cela ne m’étonnerait guère qu’il daigne chercher une corde pour se pendre, mon cher ami… railla-t-elle d’une voix cynique, tout en levant les yeux au ciel, agacée par ce comportement. Ménagez vos hommes, apprenez à déléguer, ce n’est pas de sa faute, s’il est entouré d’incapables bien trop centrés sur leurs petites personnes pour apprendre à travailler en équipe…Si vos hommes se comportaient comme ils le devraient, nous serions déjà partis de cette satanée île… »

Lady Grey épousseta discrètement son pantalon, puis esquissa un sourire amusé en détaillant méthodiquement le visage de son interlocuteur. Il ne savait donc pas se raser correctement.

« - Peut-être, vous concernant – devrais-je sérieusement penser à vous apprendre à faire correctement votre toilette matinale ? »

Elvira s’avança d’un pas, jusqu’à ce que ses mains viennent frôler les pans de sa lourde veste.

« - Vous avez la main lourde, lord Beckett, renchérit-elle, de son habituelle voix perçante, et peu précise, si vous voyez ce que je veux dire… Son sourire s’accentua aussitôt, tandis qu’elle balayait l’immensité de l’océan de son regard inquisiteur, et verdâtre. Vous manquez...d'expérience. »

Riant chaudement, elle s’épargna le fait de le toucher de trop près, se rendant compte qu’ils étaient en public, et que la majorité des membres de l’équipage les scrutaient intensément, curieux. Elvira rejeta une seconde fois ses cheveux en arrière, par-dessus ses frêles épaules de femme, puis s’engouffra dans l’immense jungle. Ce serait inapproprié de le toucher, ils n’étaient pas mariés. Lady Grey ferma lentement ses paupières et s’arrêta finalement près d’immenses palmiers, assurée d’être seule pour méditer.




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MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Sam 2 Avr - 4:16

Les yeux perdus sur le sable blanc, il ne faisait même plus attention à la jeune femme et à sa tenue indécente. Il mit sa main devant sa bouche et bailla silencieusement, les larmes lui montant vite aux yeux sous l’effort. Cutler termina finalement son thé et quand la lady fit remarqué sa présence, chose qu’il avait bien noté avant qu’elle ne tousse, il releva ses prunelles azurées sur elle et la détailla à la loupe, n’oubliant aucuns détails de son corps parfait.



« Pauvre homme, ainsi harcelé de si bon matin. Cela ne m’étonnerait guère qu’il daigne chercher une corde pour se pendre, mon cher ami… »

- Que voulez vous que cela me fasse Elvira ? Groves est assez grand pour prendre des initiatives tout seul et c’est pour ça qu’on le paye ! Hors, il se trouve que depuis hier soir, rien n’a avancé…Il est dans son devoir de motivé ses hommes après, je me fiche des détails. Et puis nous ne sommes plus le matin mais le début d’après midi, il n'a aucune excuse !



L’homme se releva avec souplesse et s’approcha de sa promise, l’œil sévère.



« Ménagez vos hommes, apprenez à déléguer, ce n’est pas de sa faute, s’il est entouré d’incapables bien trop centrés sur leurs petites personnes pour apprendre à travailler en équipe…Si vos hommes se comportaient comme ils le devraient, nous serions déjà partis de cette satanée île… »

- Auriez vous oublié à qui vous parlez madame ? Avant d’être ma fiancée, vous êtes et vous resterez celle qui m’assiste et celle qui se permet de me faire la leçon !



Rêvait-il ou était-elle bien de lui sourire ? Cutler avait la très nette impression de parler dans le vent avec la jolie blonde et il n’aimait pas ça du tout. D’ailleurs, cela dû se lire sur son visage car l’homme en eu mal tellement ses traits étaient contractés en une moue sévère.



« Peut-être, vous concernant – devrais-je sérieusement penser à vous apprendre à faire correctement votre toilette matinale ? »


- Et peut être devrais-je vous apprendre à fermer votre bouche quand il le faut ? Je sais très bien faire ma toilette Elvira ! Dois-je vous rappelez où nous sommes ?



Rien à faire, elle ne l’écoutait pas. Était ce le fait qu’elle allait très prochainement devenir sa femme qui lui faisait oublier quel rang elle occupait auprès de lui ou simplement n’avait-il jamais pris le temps d’analyser son comportement ? A bien y réfléchir, il se souvenait de quelques discutions qu’il avait eut avec elle et pas une seule, la jeune femme n’avait tenté défier son autorité. Il soupira, las de cette situation et fixa la jeune femme poser ses mains sur sa veste en ajoutant des mots à ses gestes. Cutler ne releva pas et se contenta de la fixer avec dureté. Peut être était ce sa taille qui n’impressionnait pas beaucoup la lady. Oui, ça devait être ça. Pourtant, avec son expérience, elle devait savoir que ce n’était pas la taille qui importait mais l’homme. D’ailleurs, beaucoup d’hommes l’avaient sous estimés par rapport à son inconvénient et tous, avaient payés cher.



« …et peu précise, si vous voyez ce que je veux dire…Vous manquez...d'expérience. »


- Je manque d’expérience ? Ne me jugez pas trop activement Darling ou vous payerez très cher ces mots que vous avez osez prononcer ! 



Après sa réplique, la jeune femme s’éloigna de lui, filant dans la jungle et Cutler, agacé par son comportement désinvolte la suivit. Elle l’avait défié et maintenant, elle fuyait. Jamais une femme ne l’avait traité ainsi sans en payer le prix. Elvira ne serait pas une exception, fiancée ou pas fiancée, enceinte ou pas enceinte, elle subirait de gré ou de force son courroux dévastateur. Rapidement, il la rattrapa et la poussa sans ménagement contre un palmier, la bloquant à l’aide de son corps, petit certes, mais nerveux.



- Je ne crois vous avoir ordonné de vous éloigner Elvira ! Je n’aime pas que l'on me tourne le dos quand je m’adresse à quelqu’un et surtout, après que l’on m'ai clairement humilié !



Sans attendre une réponse d’elle, il l’attrapa en dessous des cuisses et la souleva du sol, se glissant par la même occasion entre ses cuisses fermes. Ah il manquait d’expérience disait-elle, et bien il allait lui prouver le contraire.
Sans aucune délicatesse, Cutler pressa son corps contre elle pour éviter qu’elle ne glisse et lâcha une de ses cuisses pour engouffrer sa main entre ses jambes et lui arracher avec brutalité son sous vêtement qui était des plus compliqué à retirer.
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«Admin : ◊ LADY - MARRIED TO THE DEVIL »
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♠ IRL Age : 25
♠ Parchments : 415
♠ Where are you ? : ❝In the arms of my husband.❞
♠ Habilities : ❝1# Good Shooter. 2# Excellent handling of weapon. 3# Conspiracy. 4# Mean. 5# Traitor.❞
♠ Camp : ❝Long live to the King.❞
♠ RPG Age : 27years old.
♠ Quote :
“Nothing can harm us
when God leads us”
"Deo Dvcente Nil Nocet" ━ East India Trading Co. Motto. | Blason de la Famille de Hanovre.

♠ Dealing ♠
҂ ORIGINES : Germano-britanniques.
҂ PROFESSION : Gouverneur, assistante, représentante.
҂ RELATIONNEL :

MessageSujet: Re: `` nobody said that love was fair;   Dim 24 Avr - 22:31

Elle s’obstinait à ne pas l’écouter, à fermer les yeux devant ses répliques acerbes et faussement dominatrices. Lady Grey afficha un léger sourire doucereux avant de disparaître, le souvenir du visage du noble encore profondément ancré dans la tête.

« Auriez vous oublié à qui vous parlez madame ? Avant d’être ma fiancée, vous êtes et vous resterez celle qui m’assiste et celle qui se permet de me faire la leçon ! »

Elle en aurait rit, si elle avait osé. Mais Elvira préférait ne pas prendre la peine de lui répondre quoi que ce soit sur le moment. Cela n’aurait fait qu’empirer la situation, à son humble avis. Lady Grey n’oubliait pas à qui elle parlait, elle n’oubliait pas non plus qu’il demeurait son fiancé, mais également un homme bourré de défauts, qu’elle se plaisait à souligner. « Je me permets ce que je désire, mylord. » rétorqua l’interpellée, mielleusement. C’était bien vrai aux yeux d’Elvira Grey. Elle se permettait de lui dire ses quatre vérités quand bon lui semblerait, de rattraper ses excès nerveux, et colériques de quelques remarques déplacées, et de juger son autorité abusive s’il le fallait. Ce pauvre Commodore n’avait rien fait pour mériter le mépris de Beckett, il n’exécutait que son travail, ainsi que les ordres de son supérieur, à la lettre, qui plus est. Groves était une excellente recrue. Probablement sans personnalité, dénué de scrupules, et passif, mais fort bonne recrue malgré tout.

« Et peut être devrais-je vous apprendre à fermer votre bouche quand il le faut ? Je sais très bien faire ma toilette Elvira ! Dois-je vous rappelez où nous sommes ? »

Lui offrant une moue effrontée, lady Grey n’appréciait pas tellement les répliques cinglantes de Cutler. Il lui manquait ouvertement de respect, et cela, personne n’en sortirait indemne. Elvira parvint néanmoins à calmer ses ardeurs intempestives, et ses pulsions meurtrières en apercevant ces divines lèvres rosées, qu’elle rêvait ardemment de toucher, et de coudre, si possible, pour le faire taire. Il était si beau, lorsqu’il ne disait rien. Elvira lui avait juste proposé de l’aider, sans arrière-pensée, sans moquerie, -- du moins, pas directement. Et Cutler n’aimait pas qu’on lui fasse remarquer que sa manière d’effectuer sa toilette laissait à désirer, en bon machiste qui se respecte. Elvira comprenait, dans le fond, ce qui animait cet homme d’une flamme rougeoyante de colère, et peut-être même de désir. Car la colère, la furie, engendre d’un moment à l’autre le plaisir d’éprouver cette déferlante brûlante : le désir.

Alors qu’elle fuyait dans les bois, à la recherche d’un rocher sur lequel se poser durant quelques minutes, en plein soleil, Elvira en vint à plaindre les soldats qui travaillaient sous ce soleil harassant des Caraïbes pendant plusieurs heures déjà. Elle-même, n’en pouvait plus, et une brève couche de sueur ornait son front blanchâtre depuis déjà une bonne dizaine de minutes. A marcher à ce rythme, se sentant gênée, et mal à l’aise dans ces vêtements jugés bien trop chauds et encombrants pour une température aussi paradisiaque que celle-là, lady Grey manqua d’émettre un cri perçant de frustration. Alors qu’elle s’apprêtait à faire volte-face, en percevant des bruits de pas dans son dos, la sulfureuse blonde fut brutalement plaquée contre un palmier. Le contact fut atrocement dur, et douloureux ; elle en esquissa un rictus plaintif, et leva son regard verdâtre vers l’origine de cette brusquerie physique. Beckett, forcément. Qui d’autre.

« Je manque d’expérience ? Ne me jugez pas trop activement Darling ou vous payerez très cher ces mots que vous avez osez prononcer !
- Vous êtes complètement inconscient, pauvre– »

Débuta lady Grey, furibonde. « Et relâchez-moi sur-le-champ, Cutler, il ne me semble pas vous avoir autorisé un tel rapprochement ! » Ses yeux en lancèrent pratiquement des éclairs. Elle détestait cette sensation d’impuissance qui commençait nettement à enflammer ses sens, les endormant sous le plaisir procuré de sentir le souffle chaud du noble à quelques millimètres de sa gorge. Frémissante, Elvira bougea son pied droit contre l’herbe, dans le but de prendre un appui pour faire reculer Cutler, mais à peine eut-elle entreprit cette tâche hardie, Beckett l’en dissuada en l’attrapant en-dessous des cuisses afin de faire décoller ses pieds du sol et de la piéger contre l’arbre. Le corps de l’homme lui servait de pilier, pour ne pas s’écrouler par terre, et Elvira s’efforça alors de s’accrocher à ses épaules, avec fermeté. « Que faites-vous – » troublée, la blonde aux yeux verts le fixa, complètement décontenancée.

Il glissa sa main entre ses jambes. Immédiatement, elle tressaillit, sentant peu à peu le désir l’enivrer, et la faire ployer. « Enlevez votre – » Ses lèvres se mouvaient entre elles, mais aucun son ne sortit. Comme si Elvira hésitait entre lui ordonner d’ôter sa main de sa cuisse gauche, ou bien l’inciter à continuer en lui demandant d’enlever son pantalon. Elle opta finalement pour la cuisse. « Main…de là. » Mais il ne l’écoutait pas, et cela ne plaisait pas à Elvira, qui était habituée à ce qu’on s’arrête de parler à son arrivée, qu’on l’écoute de but en blanc, et qu’on finisse par acquiescer en allant dans son sens.

Alors qu’il ôtait le dernier rempart vers sa féminité, elle cria de stupeur, et entreprit de se débattre, de lui faire lâcher prise à l’aide de sa propre main. Face à sa réaction des plus brutales, et inconvenantes, lady Grey le gifla froidement. Elle le repoussa immédiatement par la suite, et croisa les bras contre le tissu blanc de son vêtement. « Ne me touchez pas ! » siffla-t-elle, d’une voix perçante et agaçante. Surprise de l’audace de son interlocuteur, la jeune femme tenta de se dégager de cette étreinte non désirée, et violente, en le repoussant à chaque fois, à l’aide des paumes de ses mains. Cela n’eut malheureusement pas l’effet demandé, il s’était bien trop collé à son corps pour lui permettre de fuir aussi facilement. « Je ne le veux pas, Cutler. »

Elvira le regarda alors fixement, comme l’implorant à ce qu’il accepte ses conditions, celle de la laisser partir, et de ne pas la toucher davantage. Elle était persuadée qu’il ne continuerait pas sans son consentement, qu’il éviterait le viol, et les larmes. A vrai dire, ce ne serait pas tellement un viol…Elle le désirait, bien entendu, mais pas à cet instant, pas là, dans cette jungle. Pas sur une île déserte, où n’importe qui pourrait arriver – cela faisait si sauvage. « Pas ici, ailleurs, si vous le souhaitez…S’il vous plait. » clignant des yeux un nombre incalculable de fois, Elvira espérait qu’il finisse par reprendre ses esprits le plus vite possible.


SUITE DU SUJET ( NC-17 )




‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”

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