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TEARS TO SHED, à sa première version fut fondé par Elvira, Yoric et Charles. Il est le nouveau-né d'une longue lignée (qui existe depuis février 2008) de forums basés sur le thème des Chronicles of Pirates of the Caribbean. Le design fut réalisé par Elvira, et certaines œuvres graphiques restent néanmoins la propriété de Forumactif. Toute copie, partielle ou complète est sévèrement punie par la loi, et ainsi : strictement interdite. Le contenu du forum revient aux membres du staff, ainsi qu'aux membres de TTS, veuillez respectez leur travail. A la V2 du forum, l'équipe administrative à été remaniée suite au départ de Charles, et est composée d'Elvira, Yoric, et de deux nouvelles têtes : Grace et Cutler. (Ajout de juillet 2011 : ajout d'Elizabeth au staff, suite au départ de deux de ses membres. )

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 « Quelques notes en suspend, et puis toi... »

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MessageSujet: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Lun 31 Jan - 3:20



Dis, t'es cap toi de venir me libérer des méchants pirates ?

▬ Snow, je peux te parler ?

Tournant les yeux vers son capitaine et soit disant ami, elle planta son regard sur lui et posa sa mandoline sur la table pour lui montrer qu’elle était toute ouïe.

▬ Que se passe t-il Jo ?


▬ Je voulais te prévenir qu’on est pas loin de Port Royal, donc il y a des risques que nous croisions des soldats de compagnie des Indes…

▬ Je comprends…


Elle lui sourit pour le remercier de l’avoir tenue informer, et fit quelques pas pour sortir de la cabine de l’homme, son instrument en main. Mais le capitaine ne semblait pas en avoir terminé avec elle puisqu’il lui barra la route et venait de baisser la tête. Snow trouva son comportement louche et savait qu’a chaque fois que Jonathan réagissait ainsi c’est qu’il allait débuter un sujet qui le mettait mal à l’aise. Et le seul sujet que la jeune femme savait qui le rendait aussi maladroit, c’était eux.

▬ J’aimerais qu’on parle aussi de nous deux Snow…

Ça n’avait pas raté, elle avait visé juste.

▬ Tu sais très bien qu’il n’y a plus rien à redire Jonathan, à chaque fois que l'on aborde ce sujet, ça fini mal. Toi tu es frustré et moi, énervée. Ce soir, c’est pas le moment de m’embêter avec ça, je ne suis pas d’humeur, j’ai mal à la tête et je suis fatiguée. Bonne soirée à toi.

Elle quitta finalement les lieux et alla s’enfermer dans sa cabine. L’endroit était beau et l’homme, amoureux, avait tout fait pour penser à son confort, n’omettant aucun détails pour son confort, véritablement au petit soin avec elle. Et la chose la plus folle qu’avait fait le pirate, c’était d’avoir fait couler un navire français qui livrait le roi soleil d’un superbe clavecin. Le fils de sa majesté n’aura pas eu la chance de recevoir le présent de son père.

Regardant la cabine d’un air malheureux, Snow se sentit coupable. Coupable de faire souffrir le jeune homme en lui refusant un peu de chaleur juste pour une nuit. Mais la jeune femme ne pouvait pas s’offrir à lui, c’était au dessus de ses forces après tout ce qu’elle avait perdu à cause de lui. Et rien qu’en repensant à tout ça, cela lui permettait de balayer tous ses doutes, toutes craintes et toute culpabilité. Jamais au grand jamais Snow ne s’était douté qu’en acceptant de suivre l’homme, elle perdait pour le reste de sa vie la liberté de franchir une côte sans se faire arrêter ou pendre. Elle était pirate maintenant et n’avait plus le droit de se balader comme une citoyenne normale.

Soupirant, la jeune femme alla s’étendre dans sa couchette et s’endormit peu de temps après avoir fermer les yeux. Sept heures plus tard, elle se réveilla en forme et prête à toutes épreuves. Elle fit sa toilette et s’habilla pour changer, d’une robe blanche lui arrivant à mi-cuisse. Une fois prête, elle monta sur le pont pour profiter du magnifique soleil des caraïbes qui vint réchauffer sa peau avec douceur. Un vent doux vint effleurer son corps, faisant virevolté sa robe et ses cheveux avec lenteur.

Après avoir passé plus de trente minute à l’air libre, elle retourna dans sa cabine ranger un peu et ouvrir les hublots pour aéré la pièce, puis se mit derrière son clavecin afin d'entamer un air joyeux qui se transforma peu à peu en un air mélancolique. Ses doigts parcouraient avec habilité les touches. Et comme habitée, la jeune femme se laissa transporter aux gré de ses notes compliquées, si bien qu’elle n’entendit même pas la bataille qui se livrait en haut ou même la porte qui s’ouvrait derrière elle.


Dernière édition par Snow A. Queen le Lun 7 Fév - 1:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Mar 1 Fév - 22:57

    « C’est plus facile de rêver à ce qu’on ne pourra plus jamais toucher, - alors que nos têtes nous crient de tout arrêter. »




Ses paupières se refermèrent tout doucement, tandis que l’agitation sur le pont se faisait de plus en plus bruyante. Des cris retentirent, ainsi que le bruit des épées que l’on dégaine avec force le fit froncer les sourcils. Un navire pirate avait été aperçut au loin, et aussitôt, le lieutenant Gilette avait hurlé que l’on se prépare pour la bataille. Groves courrait sur le pont de l’Endeavour, tout en sortant un pistolet d’une des nombreuses poches de sa redingote bleue foncée. Les paumes de mains plaquées contre la rambarde de bois lustrée, il observait l’horizon, et se focalisait pleinement sur la silhouette d’un imposant galion au loin, voguant sur l’océan en toute quiétude. L’étendard noir, et le signe de la tête de mort d’un blanc immaculé bougeait au gré du vent, suspendu au mat de leur navire. L’homme frémit, et plissa ses yeux dans l’espoir de mieux discerner les traits de ce bateau, comme s’il espérait reconnaître quelque chose, un maigre détail. Mais ce ne fut pas le cas. Le navire ennemi qui approchait semblait banal, comme n’importe quel navire de pirate.

La Piraterie. Theodore Groves méprisait ce groupe, ces pratiques barbares et d’une cruauté sans nom. Ils violaient, pillaient, et détruisaient tout sur leur passage, brisant la vie de nombreux innocents. Le lieutenant se mordit instinctivement l’intérieur de la joue, en s’efforçant de conserver un calme olympien, typiquement Britannique. Depuis ce qui était arrivé à sa défunte fiancée, l’homme ne faisait plus confiance à ces forbans, se méfiant en particulier des femmes, sournoises, qui avaient la capacité de séduire n’importe quel homme pour s’assurer un moment de répit avant de le poignarder dans son dos par la suite. Hors, il y avait eut miss Silver, mais cela – c’était une bien autre histoire. Il l’avait connue par le passé, lorsqu’elle n’était qu’une jeune prostituée. Ils avaient eus une courte histoire, avant que l’homme finisse par faire une demande en mariage à dame Eliane.

D’horribles souvenirs lui revinrent à l’esprit, et il lui sembla alors que l’assassinat d’Eliane ne datait que d’hier. La barbarie dont ce pirate s’était emparé d’elle, avant de l’égorger sous ses yeux naïfs, et perdus dans l’incompréhension. Pourquoi avait-il fait cela ? Pourquoi l’avait-il tuée ? Alors qu’elle n’avait strictement rien fait pour mériter un tel châtiment. Elle n’avait pas mérité de baigner ainsi dans son sang, alors qu’ils venaient tout juste de se disputer avant que la bataille ne fasse rage. Groves s’en voulait horriblement. Il ne put jamais lui témoigner à quel point il l’avait aimé, qu’il regrettait tout, qu’il ne pensait pas ce qui était sortit de ses minces lèvres tremblantes de rage. Elle n’avait entendu que cela. Des cris, d’horribles mots, et une porte qui claquait dans son dos. Le visage dans les paumes de ses mains, Theodore inspira une profonde bouffée d’air, et essaya de se remettre de ses émotions. Il leva à nouveau les yeux vers le galion pirate qui approchait à grand pas, et baissa ses bras, tétanisé. A présent, les deux coques des deux navires se frôlaient dangereusement. Et c’est à ce moment là, que Groves hurla d’ouvrir le feu sur l’ennemi.

Une bouffée d’adrénaline s’infiltrait en lui, tandis qu’il s’emparait de la corde la plus proche pour traverser la distance qui le séparait du galion ennemi. Les autres soldats le suivirent aussitôt, lui faisant pleinement confiance. Groves ne se trompait jamais, d’après eux. Il était si calculateur, et prenait des notes dans n’importe quelle situation, apprenant de ses quelques erreurs pour mieux accomplir son devoir. Et une fois leurs bottes posées sur le pont en bois du navire, ils se jetèrent tous sur les membres de l’équipage, leur assénant de violents coups d’épée, combattant férocement à la lueur du soleil brûlant.

Le lieutenant préféra se diriger vers les cabines, son arme en main, prêt à bondir sur l’ennemi. Un cri retentit et un pirate arriva à sa droite, sortant de sa chambre une épée en main, le lieutenant n’attendit pas une fraction de seconde de plus pour réagir, et lui tira une balle entre les deux yeux. Le coup retentit froidement, et le corps de l’homme retomba au sol, le front trempé de son propre sang. S’assombrissant, Theodore continua d’avancer, aux aguets. Soudain, un son retentit au loin, au fond du couloir. Une mélodie, si douce, mélodieuse, et divinement agréable. Theodore fronça peu à peu les sourcils, et s'approcha de l'origine de cet étrange air, très reposant.

« Cette musique est -- magnifique. »

Murmura Groves, posté au seuil de la porte, son arme baissée au niveau de ses cuisses. Son visage n'exprimait qu'un sincère ravissement, surprit qu'une forban puisse jouer aussi bien du clavecin. Ou en posséder un aussi luxueux, soi-dit en passant. Le lieutenant fit quelques pas dans la pièce, avant de voir d'un peu plus près de la pirate, ayant au préalable refermé la porte derrière lui, pour conserver un peu d'intimité. Toujours aussi silencieusement, le lieutenant s'arrêta à quelques mètres de miss Queen, et la détailla brièvement de son regard perçant, calculateur. Il contempla la jeune femme blonde, et fut soudainement frappé par son incroyable beauté, et ses gestes tous plus élégants les uns que les autres. Il avait presque du mal à croire -- qu'elle était une pirate.




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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Mer 2 Fév - 19:47

Continuant de jouer sans rien entendre autour d’elle, Snow avait même fermer les yeux pour pouvoir se concentrer un maximum sur la mélodie qu’elle produisait sous ses doigts habiles et fins. Elle n’avait même pas besoin de regarder ce qu’elle faisait, pour elle, c’était une seconde nature, elle était complètement habitée depuis l’âge de ses cinq ans. Avant même d’apprendre à écrire ou à lire, ni même à parlé, la jeune femme avait su trouvé le moyen de s’exprimer d’une autre façon, faisant passer diverses émotions pour communiquer avec ceux qui l’écoutaient. Bien sûr, dès qu’elle eut l'âge d’apprendre, de comprendre toutes ses leçons, les Queen avaient très vite fait venir des professeurs de diverses matières pour que la petite blonde rattrape son retard. Et en quelques années, Snow était une fille cultivée et curieuse, cherchant toujours à apprendre de nouvelles choses.

En entendant une voix derrière elle, venant casser son rythme, les doigts de la jeune femme s’immobilisèrent, laissant les notes rester en suspend et brusquement, elle tourna la tête vers le soldat, et se leva pour s’éloigner au maximum de lui. Sa poitrine se soulevant à un rythme irrégulier, elle se demanda comment avait-elle pu faire pour ne pas entendre le danger approcher. Évitant de croiser le regard de l’homme, Snow chercha quelque chose pour se protéger du soldat. En à peine quelques coups d’œil, elle nota que cet inconnu avait tout pour plaire. Son corps avait l’air ferme et musclé et son visage magnifiquement beau, semblait autoritaire et fermé malgré ce ravissement qu’elle lisait en lui. Mais, malgré ce charme qui l’intriguait, s'il arrivait à la faire prisonnière, elle serait condamner à la potence et jamais, non jamais un membre de la compagnie ne lui ferait de cadeau, même si elle lui disait qu‘avant cela, elle fut une noble de haute lignée. Tentant de le distraire en lui parlant de la pluie et du beau temps pour pouvoir récupéré le balais qui était à quelques mètres d’elle ; c’était certes très ridicule puisque elle avait remarqué qu’à sa gauche, une épée trônait bien en évidence, mais son choix était fait. Elle préférait lui faire mal que le blesser avec une arme.

▬ Vous êtes de la compagnie des Indes, n’est-ce pas ?

Et n’attendant aucune réponse de sa part, vive comme l’éclair, elle s’empara du balais et lui en mit un bon coup dans le ventre, profitant que l’homme ait baissé sa garde. Puis elle s’élança vers la porte, l’ouvrant rapidement et couru jusqu’au couloir pour atteindre l’escalier et monter les marches quatre à quatre. Une bonne chose de faite. Malheureusement, quand elle eut atteint le pont, elle vit avec horreur le spectacle qui se jouait sous ses yeux, figés par la stupeur. Les « siens » ayant été prit au dépourvu, étaient en train de perdre la manche et il y aurait pas de seconde chance. Au loin, elle vit Jonathan se battre avec fougue et vigueur, ne se laissant pas démonté par la défaite qui s’avérerait pourtant inévitable. Profitant que la jeune femme ne regarde pas, un soldat l’attaqua sur le côté et la belle blonde eut à peine le temps de se baisser pour évité la lame qui frôla sa tête. Suite à ça, elle attaqua aussitôt, frappant l’homme entre les jambes et récupéra son épée pendant qu’il essayait de faire passer la douleur qu’elle venait de produire sur son entre jambe.

▬ Ne jamais sous estimer une femme, elles connaissent vos point faibles ! Espèce de lâche.

Puis elle s’élança dans la bataille et se battit comme une tigresse, n’ayant aucune pitié, sachant que c’était sa peau contre la leur. La pirate ne se contentait pas de jouer à la perfection de divers instruments musical, mais elle magnait l’épée aussi bien qu’elle jouait du clavecin. Et ça, elle le devait à son capitaine qui, craintif pour sa vie, ne l’avait pas lâchée jusqu’à ce qu’elle maîtrise la chose. Enchainant les combats, frappant tantôt ses ennemis au cœur, tantôt dans le ventre, Snow ne s’arrêta pas jusqu’à ce qu’elle se retrouve à nouveau face à cet homme qui l’avait sortit de sa transe dans sa cabine.

▬ Encore vous !

Déstabilisée par ce regard noisette, voila pourquoi la jeune femme n’avait pas osé le fixer droit dans les yeux. Maintenant qu’elle le regardait de ses prunelles turquoises aux reflets verts, elle n’arrivait plus à se concentrer correctement sur sa tâche. Et son inattention lui valut la perte d’un morceau de sa robe blanche, dévoilant le haut de sa cuisse droite et une fine entaille, certes superflue, mais qui lui faisait un mal de chien. Ainsi, légèrement dénudée, la pirate planta sa lame dans la nuque de l’homme qui avait osé l’attaqué par derrière et l’envoya ad patres. Sans aucun remord, elle le regarda tomber dans un bruit sourd au sol et s’étaler dans son propre sang. Le liquide poisseux coula jusqu’aux pieds nus de Snow et celle-ci, ennuyée, releva la tête vers le lieutenant.

▬ Avancez d’un pas et je vous jure que cette fois ci, ce sera pas un coup de balais que vous récolterez !

A peine eut-elle prononcé ces mots qu’elle sentit une horrible douleur la frapper derrière le crane. Snow sentit ses paupières se fermer d’elles même et le noir l’emporté alors qu’elle chutait au sol, lâchant par la même occasion, son arme.
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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Jeu 3 Fév - 19:18

« Vous êtes de la compagnie des Indes, n’est-ce pas ? » Groves fronça progressivement les sourcils, surprit d’une telle question. Il portait un uniforme, propre, bien repassé, et le désignant ainsi comme un membre de la Compagnie des Indes Orientales Anglaises. Sa perruque poudrée d’un blanc immaculé pouvait également la conduire à cette conclusion, tout comme l’arme qu’il portait à sa main gauche, et à l’expression de son visage, n’exprimant qu’une intense sévérité mêlée à de l’incompréhension. Cela lui paraissait si évident, n’avait-elle donc pas entendu les bruits de canons, de cris de guerre plus tôt ? La jeune fille semblait complètement perdue dans son monde, incapable de discerner le vrai du faux, la réalité, ou le rêve. Elle se contentait tout simplement de jouer, et de ne pas se soucier des problèmes aux alentours. Theodore Groves ne répondit pas, il préféra la fixer d’un drôle d’air, sans jamais ciller une seule seconde face à son intense regard bleuté. Ses pupilles étaient belles, resplendissant d’une profondeur à en damner un saint, et pourtant, le soldat gardait ses distances, et se retenir de s’approcher d’un peu trop près de cette si tentante créature. Elle était une pirate. Et ce fait suffisait amplement à Groves pour se méfier de sa beauté. Il ne portait guère la piraterie dans son cœur, et exécutait les ordres de lord Beckett sans une once de remord. Sachant qu’exécuter ces forbans restait l’unique moyen pour débarrasser les mers et les ruelles de Port Royal d’un entêtant fléau.

Sa question lui semblait stupide, ainsi, Groves ne prit pas la peine de rétorquer quoi que ce soit, il agita juste sa tête tout doucement de haut en bas, lui offrant un signe affirmatif, confirmant ses hésitations. L’homme fit ensuite quelques pas dans la pièce, afin d’arriver encore plus près de la charmante pirate, jusqu’à ce que cette dernière accoure vers un coin de la pièce pour s’emparer du balais. Groves arqua un sourcil, étonné de son geste, ne s’attendant absolument pas à ce genre d’arme, alors qu’elle avait à disposition une épée tout près de là. Elle était bien une pirate, pourtant. Et les pirates ne s’emparaient jamais d’objets de ménagère pour combattre leurs ennemis, les soldats. Ils tuaient, pillaient, également. Se montrant même quelques fois, encore pire que les hommes. A cette pensée, le visage d’Elise Ward lui apparût à l’esprit. Son sang se glaça brutalement, et il éprouva la soudaine envie de ravager et d’égorger toutes les femmes forbans. « Allons, reposez cet objet sur-le-champ ! » siffla-t-il, bien plus amusé qu’autre chose. Hors, il ne se méfia pas de la force d’une frêle femme dans son genre, si bien qu’elle lui asséna très vite un coup dans le ventre, et Theodore ressentit une sensation de douleur, vive et cuisante. Il porta sa main droite vers son estomac, et se le massa doucement, dans l’espoir de faire passer la souffrance endurée, tandis que la jeune pirate fuyait par la porte, sans se retourner.

Frustré comme jamais, il serra fortement son arme à feu, puis la poursuivit dans les étroits couloirs du galion pirate, parvenant enfin à franchir le seuil du pont de bois. Et ce qu’il vit le pétrifia sur place. La bataille faisait rage, mais les soldats de la Compagnie des Indes avaient repris l’avantage, et se battaient violemment, faisant plier ces satanés forbans. Certains glissèrent par-dessus la rambarde, plongeant dans l’eau froide des Caraïbes, tandis que d’autres se faisaient tout bonnement égorgés, ou poignardés à maintes reprises. Le sang rouge coulait le long de leur plaies, et se fit son chemin entre les dalles de bois du pont, jusqu’aux pieds du lieutenant Groves. Ce dernier soupira, et dirigea son arme vers un pirate qui accourait par derrière pour lui enfoncer son poignard entre les côtes. Il tira, sans émotions, puis fixa ce corps qui s’écroulait auprès de ses camarades morts. Mais Theodore restait confiant, ils allaient gagner, et il n’y aurait que très peu de condamnés à mort cette fois-ci, ce qui n’allait pas forcément plaire à lord Beckett, lui qui adorait tant les exécutions sur la grande place de Port Royal. Groves détestait ne pas satisfaire cet homme, ne pas rentrer dans ses petits papiers. Il rêvait d’un jour, devenir le prochain Cutler Beckett, le nouveau dirigeant de la East India Trading Company, et pour ce faire, l’homme prenait des notes, sur un petit calepin en cuir foncé, sur les agissements de ses supérieurs, ou collègues, afin d’être toujours prêt à renseigner le grand patron, ou à apprendre de nouvelles choses qui lui permettraient à l’avenir, de prétendre à de poste de renom.

« Ne jamais sous estimer une femme, elles connaissent vos point faibles ! Espèce de lâche. » s’exclama une voix féminine, bien familière à son oreille. Groves se tourna vers la gauche, et aperçut la pirate de tout à l’heure. Se mordant l’intérieur de la joue, il grimaça et se fraya un chemin vers les quelques hommes qui continuaient de combattre à côté, jusqu’à la blonde. Un vague sourire vint s’orner sur ses lèvres, tandis qu’il s’avançait d’un pas rapide, en prenant la peine de contempler les gestes élégants, et souples de Snow Queen. Elle combattait si bien, que l’homme ne put retenir un compliment à voix basse. Theodore l’admira un long moment, surprit de son talent pour la musique, et pour les combats. La voir ainsi se battre, ne fit que confirmer ses hypothèses, et moindres doutes. Cette femme était bien une pirate. Elle combattait comme une pirate, et parlait comme une pirate. Une lueur de pure déception brilla dans le fond de ses prunelles, alors qu’il se retrouvait à nouveau face à cet ange blond. « Encore vous ! » Il répondit par un simple regard en biais. Leurs yeux se croisèrent, et il ne s’offrit pas le luxe de détourner son regard de cette femme, il n’y parvenait plus. Son élégance, sa manière de jouer du clavecin, il y a tout juste quelques minutes, lui avait rappelé les aristocrates dotées d’une très bonne éducation. Cette femme était élégante malgré tout. Cette femme était contradictoire. Elle gardait quelques airs de noblesse, mêlés à une rage purement criminelle. « Avancez d’un pas et je vous jure que cette fois ci, ce sera pas un coup de balais que vous récolterez ! »Theodore n’eut malheureusement pas le temps de prononcer la moindre phrase, que son regard s’alarma en apercevant une fine entaille sur la cuisse de son interlocutrice. Un morceau de tissu blanc s’étala sur le bois du pont, à cause de l’entaille. Groves releva rapidement les yeux vers la pirate, et remarqua quelque chose dans son dos. Le sergent Williams se mouvait vers eux, silencieusement, et abattit le dos de son arme contre la tête de la pirate, afin de la rendre inconsciente sur le sol. Fier d’avoir capturé une pirate, il ne put s’empêcher de le clamer haut et fort le long du navire.

« Calmez vous, Williams. » l’interrompit le lieutenant Groves, an rangeant son arme à feu contre sa ceinture, au niveau de la taille, alors que la plupart des soldats venaient d’emprisonner quelques rescapés du navire pirate. « Chargez les tous dans la cale de l’Endeavour ! Ils seront condamnés à mort à notre retour à Port Royal. » clama-t-il de sa voix froide, et autoritaire. Groves descendit du galion ennemi pour retourner au sien, demeurant impassible à la situation. « C’est lord Beckett qui sera enchanté— » rajouta Willliams d’un ton doucereux, en appliquant un peu de baume désinfectant sur la plaie qu’il avait sur la joue. Les soldats de la Compagnie des Indes s’occupèrent de porter chaque pirate jusqu’aux cellules situées dans les imposantes et lugubres cales de l’Endeavour. Il n’y avait que cinq survivants, et chaque prisonnier s’était retrouvé enfermé dans une cellule, tous séparés, afin d’éviter quelques désagréments de dernière minute. Le lieutenant Groves, quant à lui, s’en était retourné dans son bureau pour trier quelques dossiers, et réfléchir au combat qui s’était déroulé sous ses yeux il n’y à pas longtemps. Cette mystérieuse femme l’intriguait énormément, et il ne lui fallut pas plus d’une heure pour décider de faire un tour vers les cales, afin de s’entretenir avec la pirate dans le calme.




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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Ven 4 Fév - 0:41

Toujours inconsciente, Snow ne sentit pas qu'on la portait pour la déplacer jusqu’aux cales du navire de la compagnie des indes orientales. Pendant son sommeil, on lui attacha les mains avec de vieilles chaines rouillées et enfin, les soldats quittèrent la pièce sombre et humide sans un regard en arrière. La tête de la jeune femme reposait contre le sol, les cheveux trempés à cause des cinq centimètres d’eau qui se trouvaient en bas. Mais elle n’était pas seule, Jonathan aussi avait réussi à s’en tirer. Enfin, on ne pouvait pas dire qu’ils n’étaient plus en danger puisque arrivés à Port Royal, ils seraient pendus haut et court, mais néanmoins, ils étaient encore vivant. Certes le capitaine aurait surement préféré mourir au combat qu’au bout d’une corde, mais hélas il n’avait pas d’autre choix que d’accepter son triste sort.

▬ Snow ! Snow !

Mais le jeune capitaine s’arrêta brusquement quand la porte s’ouvrit sur le lieutenant Groves. Le jugeant visiblement peu dangereux, il reprit de plus belle, en hurlant cette fois :

▬ SNOW BON SANG RÉVEILLES TOI ! LA TOUCHEZ PAS VOUS !

S’écria le jeune homme, jaloux, en voyant l’homme s’approcher de la jeune femme qui commençait à battre des paupières pour enfin, se relever brusquement. Elle poussa sur ses pieds pour se reculer et constata qu’elle avait les mains entravées au plancher. Tentant de s’y défaire en tirant sur ses liens, elle abandonna très vite la tâche quand cela commençait à lui faire mal.

▬ Sauve ta peau Snow ! Dis leur que tu n’es pas des nôtres, qu’avant cela, tu étais d’une bonne famille !

Pas besoin de le dire à qui ce soit, Groves avait surement entendu. La jeune femme jeta un regard glacial à l’homme enchainé qui se trouvait en face d’elle et reporta son attention sur le lieutenant.

▬ Hors de question que je fasse ce plaisir là à mes parents ! Je préfère encore mourir que de retourner dans ce monde surfait…ce monde que je n’ai jamais aimé !

Quand elle eut prononcé ces mots, elle avait prit la peine de plonger ses yeux clairs dans ceux de l’homme, qu’elle voyait à peine, son visage seulement éclairé par une lanterne. Elle baissa la tête et regarda avec rancœur sa belle robe blanche déchirée et trempée, la mettant à nue face à ce noble qui la fixait avec une expression qu’elle n’arrivait pas à déchiffrer.

▬ J’aurais dû vous tuer quand j’en avais l’occasion…

A vrai dire, elle ne savait elle-même pas pourquoi elle n’avait pas mis son regret en action. Peut être était-ce les mots qu’il eut prononcé pendant qu’elle jouait, peut être était ces yeux qui l’avaient déstabilisée ou peut être était-ce lui qui l’avait ébranlée. Une chose était sûre, elle ne voulait plus lui parler ni même le regarder, elle attendrait la mort sans aucune once de remord. Snow replia ses jambes en dessous d’elle pour cacher ses cuisses dénudées. Étant sous la mer, la température avait considérablement chuté et la jeune femme qui était trempée s’en rendit compte la première. Sans parler de sa blessure, certes superficielle, mais qui commençait à devenir de plus en plus douloureuse à cause de l'eau salée qui venait éclabousser sa plaie. Soudain, alors qu'elle avait complètement oublier cet objet, emporté par la rage du combat et la détermination de sauver sa vie, elle se souvint de tout.

▬ Ma...ma mandoline...

D'accord, elle n'allait pas lui servir à grand chose une fois six pieds sous terre, mais la jeune femme tenait à cet objet comme à la prunelle de ses yeux. Comment avait-elle pu oublié son instrument alors qu'en partant de chez elle, c'était la première chose dont elle avait pensé à emporter. Finalement, ses nerfs lâchèrent et se renfonçant dans l'obscurité, Snow laissa couler plusieurs larmes. Cet objet avait une grande valeur sentimentale pour elle.
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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Sam 5 Fév - 8:36

Alors qu’il pénétrait dans les cales de l’Endeavour, son visage aussi imperturbable que jamais, Theodore Groves tourna sa tête vers les deux prisonniers, chacun dans une cellule, mais néanmoins côte à côte. Le jeune homme, criait énormément depuis quelques minutes, d’après les dires de ses collègues qui montaient à l’instant même la garde, derrière la lourde porte en chêne massif. Il se fatiguait pour rien. Le lieutenant Groves se promit intérieurement de le faire pendre dés leur retour à Port Royal. Il ne supportait pas l’agitation, et les cris excessifs des prisonniers.

S’entretenant avec quelques soldats à propos des prisonniers, l’homme s’empara de la lanterne de l’un d’entre eux, et leur susurra quelques brèves paroles d’un ton amusé, avant de percevoir une voix d’homme, derrière la porte.

« Snow ! Snow ! » Le sergent Williams leva les yeux au ciel et posa sa main sur son pistolet, rivé à sa ceinture en tissu, se retenant tant bien que mal de lui planter le canon de son arme à feu droit entre les deux yeux, et de tirer une bonne fois pour toutes. Williams aurait souhaité les voir tous morts durant le massacre de leur galion, mais le destin en avait voulu autrement. Le lieutenant Groves, quant à lui, désirait tout simplement que ces forbans aient ce qu’ils méritaient. Ils finiraient tous au bout d’une corde, en place publique, devant la crème de l’aristocratie de Port Royal réunie. L’homme descendit les petits escaliers en bois qui le menèrent jusqu’au centre de la cale de l’Endeavour. Il jaugea les prisonniers du regard, sans un mot, et s’avança jusqu’à parvenir à deux cellules en particulier. Celle du pirate, et de la pianiste. « SNOW BON SANG RÉVEILLES TOI ! LA TOUCHEZ PAS VOUS ! » hurla le jeune homme à pleins poumons. Groves se mordit l’intérieur de la joue pour s’empêcher de commettre un meurtre. Cette voix était perçante, et portait loin, fort utile pour donner des ordres à ses confrères forbans à bord d’un navire, mais très certainement pas pratique dans une salle à moitié vide, où son interlocuteur ne se trouvait qu’à quelques mètres de là.

Groves ne prêta pas attention aux hurlements du capitaine pirate, et préféra marcher d’un pas lourd mais décidé vers la cellule où était retenue prisonnière la jolie blonde aux yeux bleus. « Sauve ta peau Snow ! Dis leur que tu n’es pas des nôtres, qu’avant cela, tu étais d’une bonne famille ! » Groves crut défaillir. Ses doigts se crispaient sur le cercle en bois qui retenait la lanterne. S’il avait osé, il la lui aurait jetée en pleine figure. Hors, certains de ses mots l’alertèrent. Le lieutenant se tourna enfin vers lui, inexpressif et froid, analysant la situation comme l’aurait habilement fait Cutler Beckett. Ainsi, la pirate était de bonne famille, en réalité. Cela expliquait bien des choses – Son talent pour le clavecin, sa douceur, les traits raffinés de son visage, ainsi que la propreté de sa chevelure dorée. Une véritable pirate n’aurait sûrement pas possédé tous ces attributs. Groves soupira. Qu’y pouvait-il ? Elle s’était lancée dans la Piraterie, et peu importait ses origines à présent, elle les avait reniées. Theodore glissa sa main droite, celle qui ne tenait pas la lanterne, pour se faufiler sous les plis de sa redingote d’un bleu foncé, à la recherche d’une arme à feu dont il pointa le canon en direction du visage de Jonathan, le capitaine. « Prononcez un mot de plus, en criant de la sorte, et je vous assure que ce sera la dernière chose que vous auriez fait sur terre, ordure. »

Les lèvres du lieutenant Groves se mouvaient lentement, extrêmement. C’est à peine s’il les eues bougé, en vérité. Il demeurait d’une telle froideur, que de nombreuses autres personnes en seraient pétrifiées de peur. Enfin, Groves fit un pas de plus et se planta face à la porte rouillée de la cellule où Snow se trouvait désormais enchaînée, entravée, réduite à – rien, à cet instant précis.

« Hors de question que je fasse ce plaisir là à mes parents ! Je préfère encore mourir que de retourner dans ce monde surfait…ce monde que je n’ai jamais aimé ! »

Il demeurait serein, d’un calme olympien, typiquement Britannique. Aucun son ne s’échappait de ses lèvres, et le silence revint aussitôt. Il la détaillait du regard, et suivait la ligne de ses hanches parfaites, puis de ses clavicules humides. La belle robe blanche déchirée, et mouillée faisait ressortir ses moindres formes féminines, et pourtant, l’homme ne s’y attarda pas comme l’aurait fait n’importe quel soldat en soif de luxure. « Vous avez certainement conscience que certains soldats de la Compagnie ne se donneraient pas la peine de vous garder en ces lieux sans rien faire. Ils profiteraient des prisonnières – et tortureraient les hommes. » signala Groves, d’un ton sec. « Je ne suis pas de ce genre-là, soyez en reconnaissante, et taisez-vous. » Grinçant des dents, il inspira une profonde bouffée d’air, puis leva les yeux vers le visage de la jeune femme. Elle semblait jeune, âgée d’une bonne vingtaine d’années, très certainement. Ses beaux yeux bleus pétillants de haine, resplendissaient néanmoins d’une profondeur envoûtante. Groves abaissa sa lanterne de manière à mieux distinguer les traits faciaux de la demoiselle, alors que celle-ci rouvrait à nouveau la bouche pour cracher son venin une dernière fois : « J’aurais dû vous tuer quand j’en avais l’occasion… » Face à cela, il ne répondit pas. Il se contenta de garder les lèvres scellées, et de continuer son observation, comme si elle n’avait rien dit. Il le valait mieux pour elle.

Theodore ferma ses paupières durant une fraction de seconde, à fin de réfléchir. Cette femme était une pirate, mais de bonne famille. Et elle souhaitait sa mort, à lui, alors qu’il n’avait rien fait de particulier. Il ne faisait que son travail, et cela le pétrifiait de voir que les forbans ne comprenaient pas la dure vie de soldat. Ils ne comprenaient pas, et n’en faisaient qu’à leur tête, ne se rendant pas compte des conséquences de leurs actes suicidaires. Theodore méprisait la Piraterie. Il la détestait à un point inimaginable, et s’il avait pu, il l’aurait balayée du revers de la main. Ou d’un claquement de doigt, comme semblait le faire lord Beckett –

« Ma...ma mandoline... »

Il écarquilla ses yeux, en la voyant pleuré devant lui. Elle désirait tellement cet objet – Groves ne comprenait qu’à moitié. Une pirate en avait réellement besoin ? Le lieutenant se méfia un moment, et croisa les bras, préférant ne pas s’attendrir pour les pleurs d’une hors-la-loi, ce serait néfaste pour sa carrière. « Votre mandoline, miss ? » susurra-t-il, intéressé. « Je l’ai fait ramenée sur l’Endeavour, et si cela vous tiens tant à cœur, je vous la rendrais. Mais comprenez, que ce serait inutile, nous arriverons à Port Royal d’ici deux jours – et vous n’en aurez guère besoin, une fois là-bas. » Le sous-entendu était net et précis. Une fois à Port Royal, elle serait pendue haut et court. Et elle n’avait aucun autre moyen de survivre. Mis à part de se rendre, ou de supplier pour une quelconque rédemption, vis-à-vis du fait qu’elle était de famille noble, et qu’imaginer un « kidnapping » était la seule chose encore possible pour elle. Mais Groves préférait se taire, et ne pas l’influencer. Il ignorait les réelles circonstances de son abandon de la Haut Société. Il ignorait si elle était une véritable pirate, ou une femme un peu trop naïve et libre. Il ne le savait pas – et quelque chose brûlait en lui. Theodore mourrait d’envie de connaître la vérité sur cette fille. Ses grands yeux bleus étaient un appel à l’innocence. Il ne pouvait croire entièrement qu’elle était une pourrie comme ses compatriotes.

Pour preuve, la blonde aurait pu le tuer, mais elle ne l’avait pas fait. Pourquoi ?

« Pourquoi ne m’avez-vous pas tué lorsque vous auriez pu le faire, miss ? » Il s’avança un peu plus, curieux : « Et pourrai-je connaître votre identité ? »




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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Sam 5 Fév - 17:56

« Prononcez un mot de plus, en criant de la sorte, et je vous assure que ce sera la dernière chose que vous auriez fait sur terre, ordure. »

Se tendant à l’extrême, Jonathan ne pipa plus un mot et les fixa dans un silence de glace. S'il avait put être libre à cet instant, il aurait fait regretter les paroles du lieutenant, mais hélas, ce n’était point le cas. Le capitaine reposa son attention sur Snow et sentit son cœur se serrer en la voyant pleurer pour cet objet qu’elle aimait tant.

Snow quand à elle, elle restait silencieuse et à la suite des mots du soldat, elle écarquilla les yeux et releva la tête, n’y croyant tout simplement pas. Elle qui avait cru son instrument à jamais perdu dans les profondeurs abyssales des océans, elle n’aurait jamais penser que quelqu’un comme lui se soucierait de rapporter un objet qui appartenait à une pirate. Touchée par cette attention, la jeune femme en fut grandement bouleversée. Cette mandoline avait appartenu au frère de son père et le perdre d’une manière aussi bête, juste parce qu’elle était trop aveuglée par la rage du combat, elle ne se le serait jamais pardonnée. Son oncle lui en avait fait cadeau à l’âge de ses sept ans et peu de temps après, il décéda alors combattait pour le roi de France.

« Je l’ai fait ramenée sur l’Endeavour, et si cela vous tiens tant à cœur, je vous la rendrais. Mais comprenez, que ce serait inutile, nous arriverons à Port Royal d’ici deux jours – et vous n’en aurez guère besoin, une fois là-bas. »

Restant silencieuse, tout comme Jonathan qui semblait réfléchir, elle hocha la tête et lâcha de sa voix émue :

▬ Merci. Merci beaucoup ! Cet objet à une très grande valeur sentimentale pour moi et même si je vais mourir quand nous serons arrivés à Port Royal, je préfère le savoir avec vous plutôt qu’au fond de la mer. L’homme qui la possédait avant moi, étant bon et juste, il défendait son Roi sans se soucier de sa vie et il est mort peu de temps après me l’avoir offert.

La jeune pirate semblait plus enclin à parler à cet homme qui avait su trouver comment l’atteindre, comment toucher son cœur.
Elle le fixa un long moment avant qu’il ne lui pose la question qu’elle redoutait depuis qu’il avait franchit la porte des cales du navire. Elle baissa la tête, rougissante et lui dit franchement :

▬ Votre regard…Malgré cet air dur, vous essayez de cacher une grande souffrance, je ne sais pas de quoi il s’agit mais je ne voulais pas vous tuer à cause de ça. Et puis je ne tue pas les gens sans raison et vous ne m’en n’avez donné aucune quand nous étions seuls.

La vérité était qu’elle avait été troublée par lui, par cette force qu’il dégageait. Au fond, elle savait que c’était un homme juste qui défendait simplement ses convictions.

« Et pourrai-je connaître votre identité ? »

Cette fois ci, Snow se borna à ne rien révéler. Elle ne voulait pas qu’on remonte jusqu’à son passé, elle ne voulait tout simplement pas revivre la même histoire que lorsqu’elle avait quitté brusquement la France pour se cacher de son futur époux. Mais visiblement, Jonathan semblait vouloir à tout prix lui sauver la vie. Fou amoureux d’elle, il ne pouvait se contraindre de la voir passer elle aussi de vie à trépas.

▬ Elle s’appelle Snow Apple Queen…

▬ Non, Jo' !

▬ Snow laisse moi finir ! Tout ceci est de ma faute si tu es retenue captive, si tu meurs à cause de moi, je ne pourrais partir l’âme en paix, alors tais toi !

Une grande tristesse passa sur les traits habituellement durs du jeune homme. Il allait mourir, il allait la perdre mais jamais elle ne suivrait le même chemin que lui. Il l’aimait bien assez pour la laisser s’en aller.

▬ Elle n’a jamais été pirate…Quand je l’ai rencontrée, en France, elle voulait simplement échapper à son destin. Certes, beaucoup de femmes subissent le même sort qu’elle chaque jours mais je l’ai aimé dès le premier regard, alors je lui ai mentis. Je lui ai caché ma véritable nature pour qu’elle me suive n’importe où…C’était une fille perdue qui avait fuit son monde pour ne plus être forcée d’épouser un homme qu’elle ne connaissait pas, un homme dont la réputation d’ivrogne n’était plus à refaire. Elle voulait voyager et tout oublier. Seulement elle ne savait pas qu’en partant avec moi, elle risquerait la potence. Et même quand elle sut enfin la vérité, elle restait en retrait…

Fixant son capitaine en silence, de nouvelles larmes perlèrent le long de son doux visage angélique, sachant qu’en prononçant ses mots, il se condamnait à être jugé pour toutes ses fautes, même celle dont il n’était qu’a moitié responsable. Elle aurait simplement dû être moins naïve. Jonathan avait été un homme charmé et piégé par les émotions qu’il avait ressentit, il avait réagit avec son cœur et lui avait mentit pour être sûr qu’elle le suive.
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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Dim 6 Fév - 0:42



Il ne sut expliquer pourquoi, mais ce regard pétillant et ce petit sourire gourmand agissaient en lui comme de puissants électrochocs. Une bouffée de chaleur s’infiltra et vint réchauffer la froideur de son cœur, de son être ; cette innocence enfantine le poignardait de plein fouet, tel un puissant astre lunaire diffusant ses rayons bienfaisants dans la noirceur de la nuit. Il ne parvenait plus à bouger le petit doigt, ni même à détourner son regard du sien. Cette jeune fille l’envoûtait déraisonnablement, et il ne parvenait pas à en désigner la raison. Pourquoi elle ? Pourquoi une pirate ? Peut-être parce qu’elle avait une histoire, et que cette dernière se lisait aisément dans le fond de ses prunelles noircies. Son souffle se coupa brusquement, alors qu’elle dardait sur lui ce fameux regard qui l’horripilait tant. Il ne supportait pas cette sensation – de se sentir faible, et vulnérable. Qu’une personne dont il ignorait tout, puisse percer sa carapace dure.

« Merci. Merci beaucoup ! Cet objet à une très grande valeur sentimentale pour moi et même si je vais mourir quand nous serons arrivés à Port Royal, je préfère le savoir avec vous plutôt qu’au fond de la mer. L’homme qui la possédait avant moi, étant bon et juste, il défendait son Roi sans se soucier de sa vie et il est mort peu de temps après me l’avoir offert. » lui indiqua-t-elle, en toute sincérité. Groves avait apprit très jeune à ne pas faire confiance aux forbans, et à ne croire que ce qu’il voyait de ses propres yeux. Avec des preuves formelles. Ce serait une erreur de débutant de se laisser ainsi enivrer par la douceur de ce regard azuré. Mais malgré tout, Theodore s’efforçait de lui trouver des raisons à ses actes passés, à ce que l’on considérait comme des crimes encore à ce jour impunis. « Ce fut un plaisir. » se contenta-t-il de lui répondre, les lèvres légèrement tremblantes, essayant de former un sourire crispé. Cela était difficile, il n’aimait pas cette situation. Si seulement ces barreaux rouillés de fer ne les séparaient pas, si seulement elle n’avait jamais quitté son milieu, sa cage dorée, tout aurait pu se passer dans bien d’autres circonstances. Elle aurait été une digne lady. Et lui, un représentant de la Loi, pas même noble, juste bourgeois, subvenant assez bien à ses besoins pour l’entretenir grâce à son travail en mer. Hors, ce n’était pas le cas, et il se devait d’oublier ces brèves hypothèses qui ne se seraient en aucun cas réalisées, à son grand malheur.

Theodore approcha la lanterne de la cellule, et l’installa sur une vieille table, posée non loin de là, afin d’avoir les mains libres. Son poignet commençait tout doucement à le faire souffrir à porter ce lourd objet. L’homme baissa les yeux vers l’intérieur de la lanterne et observa un long moment cette bougie enflammée scintillante, émettant une large lumière rassurante, et chaude. La cire commençait peu à peu à couler le long du bâton d’un blanc immaculé, ce qui le fit négligemment sourire. La chaleur que dégageait cette bougie semblait l’apaiser au fur et à mesure qu’il frôlait la flamme orangée du bout de ses doigts glacials. « Votre regard…Malgré cet air dur, vous essayez de cacher une grande souffrance, je ne sais pas de quoi il s’agit mais je ne voulais pas vous tuer à cause de ça. Et puis je ne tue pas les gens sans raison et vous ne m’en n’avez donné aucune quand nous étions seuls. » Curieux, Groves ancra son regard dans celui de la prisonnière, et lui offrit une moue de pure incompréhension. Il ne comprenait pas pourquoi elle lui racontait tout cela. Cherchait-elle à le charmer ? Méfiant, Theodore plissa ses petits yeux et posa sa main droite sur le bord de la table en bois. « Miss, je -- » commença Groves, avec la ferme attention de lui faire part de ses soupçons lorsqu’avec brutalité, on vint l’interrompre. Thedore planta son regard vers celui du capitaine pirate, Jonathan, et le fixa avec froideur. Visiblement mécontent de ne pas avoir pu s’entretenir un peu plus avec la jolie blonde. A cet instant, Theodore ne souhaitait plus que d’arriver le plus vite possible à Port Royal, afin de faire exécuter ce petit insolent. « Elle s’appelle Snow Apple Queen… » souffla le dit pirate.

Theodore arqua un de ses épais sourcils bruns, et pâlit. Il avait déjà entendu parler de cette histoire, celle de Snow Apple Queen. Ce nom ne lui était que vaguement familier – Cela datait de plusieurs années déjà, mais il s’en souvenait encore comme si la scène ne s’était déroulée qu’hier. Un couple de nobles clamaient que leur fille avait disparue un soir, et désespérés, ils proposèrent une importante récompense pour toue personne susceptible d’avoir des informations sur leur enfant. Mais personne ne trouva quoique ce soit, et la dite fille s’était tout bonnement volatilisée vers d’autres contrées encore inconnues. Theodore n’était pas encore lieutenant à la Compagnie des Indes Orientales Anglaises à cette époque, il exerçait encore à la Royal Navy, entant que simple soldat. « Non, Jo' ! » Theodore s’intéressa subitement aux racontars du capitaine pirate, et se décida de ne pas le stopper sur sa lancée, malgré les cris de protestation de la principale concernée. D’ailleurs, Groves ne saisissait pas vraiment pourquoi elle s’obstinait à cacher la vérité. Un jour ou l’autre, cette histoire serait remontée à la surface. « Snow laisse moi finir ! Tout ceci est de ma faute si tu es retenue captive, si tu meurs à cause de moi, je ne pourrais partir l’âme en paix, alors tais toi ! »

En détaillant avec plus de profondeur les traits du pirate, Theodore y lut une certaine tristesse, étais-ce donc des paroles sincères ? Groves sembla suspicieux. Mais cette histoire était tout à fait plausible, une fille du nom de Snow Queen, de famille noble avait bel et bien disparue il y a fort longtemps. Mais ce ne devait pas être difficile non plus à des pirates de s’emparer de l’identité de cette miss Queen. Ils leur suffisaient tout simplement d’avoir eus vent de cette disparition, voire même, de l’avoir enlevée eux-mêmes. Leur offrant néanmoins le bénéfice du doute, Theodore scruta avec attention le visage de la belle demoiselle. Non, c’était forcément vrai. Cette fille avait l’air d’un ange, ses traits, ou son habileté au clavecin parlait pour elle. Ce devait être vrai.

« Elle n’a jamais été pirate…Quand je l’ai rencontrée, en France, elle voulait simplement échapper à son destin. Certes, beaucoup de femmes subissent le même sort qu’elle chaque jours mais je l’ai aimé dès le premier regard, alors je lui ai mentis. Je lui ai caché ma véritable nature pour qu’elle me suive n’importe où… »

Theodore demeura silencieux, et attentif, écoutant chaque phrase, chaque mot, et décortiquant le fond de l’histoire, comme retrouvant enfin des morceaux d’un incroyable puzzle.

« C’était une fille perdue qui avait fuit son monde pour ne plus être forcée d’épouser un homme qu’elle ne connaissait pas, un homme dont la réputation d’ivrogne n’était plus à refaire. Elle voulait voyager et tout oublier. Seulement elle ne savait pas qu’en partant avec moi, elle risquerait la potence. Et même quand elle sut enfin la vérité, elle restait en retrait… »

Comme en état de choc, Groves entrouvrit ses lèvres, et resta ainsi, dans cette position, incapable de s’exprimer correctement. Les mots ne voulaient s’échapper de ses cordes vocales, et il ne put lutter contre cette horrible sensation qui lui enserrait les entrailles avec force. Le voile de la vérité se levait enfin, mais Groves n’était pas encore certain d’apprécier cette vérité-là. Cela ne faisait que confirmer ses doutes, et sa haine contre la Piraterie. Cet homme, qui hurlait qu’on ne l’approche pas, l’avait clairement emmenée sur son navire, l’avait manipulée, et profité de sa naïveté, de son innocence – cela ne lui plaisait pas du tout. Theodore se retenait tant bien que mal d’ouvrir la cellule du capitaine pour lui asséner son poing en pleine figure, avant de le tuer d’un coup de pistolet, sèchement.

« Miss Queen, c’est cela ? » susurra Theodore d’une voix faible. « Est-ce vrai ? »

Il fit un pas de plus, jusqu’à ce que le tissu de son uniforme ne frôle les barreaux. « Vous a-t-il manipulé ? » renchérit l’homme, incrédule. « Tout n’est pas encore trop tard dans ce cas – vous pouvez expliquer que l’on vous à kidnappée – vous pouvez retrouver votre vie, et ainsi éviter la potence en demandant la rédemption. » L’homme préféra s’abstenir de mentionner qu’elle devrait forcément trouver un époux pour faire taire tous les moindres doutes à son sujet, un époux connu, un représentant de la Loi. Un époux – comme lui.




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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Dim 6 Fév - 4:20

Se mordant la lèvre inférieure, la jeune femme ne relevait plus la tête, têtue et obstinée. Elle semblait réfléchir. Réfléchir à ce qu’avait dit Jonathan sur son histoire et maintenant, elle regrettait de s’être confiée à lui. Si il racontait à tout le monde ce qui s’était passé, surtout à des gens qu’ils ne connaissaient ni d’Eve, ni d’Adam, ça allait mal se passer. Enfin, de toute manière il n’aurait pas le temps de dire quoique ce soit, lui comme elle, puisqu’ils allaient être pendus haut et court, jusqu’à ce que mort s’en suive. Et même si le lieutenant disait le contraire, que tout n’était pas trop tard pour elle, elle avait du mal à y croire.

▬ Non c’est faux ! Il a tout inventé parce qu’il est fou amoureux de moi, il dirait n’importe quoi pour attiré mon attention…et puis même si c’était vrai lieutenant, vous aurez bien du mal à le prouver.

Affichant une adorable petite moue, boudeuse et colérique des plus enfantines, la belle pirate changea de position. Elle replia ses jambes en tailleur et fixa sa blessure d’un air distrait, ne se souciant guère plus des gens qui l’entourait, perdue dans ses pensées et dans son monde. Snow était ainsi, elle avait toujours été différente des autres filles de son âge et c’est-ce qui avait agacé ses parents à l’époque où elle vivait encore chez eux.




FLASHBACK

▬ Snow ! Snow ! Réveillez vous petite sotte !, cria sa mère en la secouant fermement.

Totalement perdue, la jeune fille se demanda ce qui se passait pendant quelques secondes avant de voir le visage furieux de sa mère se dessiner sous ses yeux. Visiblement, elle avait une fois de plus perdu le fil de la conversation et maintenant, sa mère allait lui faire payer avec un de ses longs discours sur la bienséance et tout ce qui suivait, jusqu’à ce que mort, s’en suive. Enfin façon de parler car elle n’allait pas mourir à proprement parlé, non, elle allait juste mourir d’ennui. N’écoutant que des bribes de la conversations, voire même des mots, elle se retint de bailler à grandes peines et jeta un coup d’œil vers le clavecin qui la narguait.

▬ Hum, oui.

Disait-elle pour faire semblant d’écouter alors qu’elle repensait au dernier livre qu’elle avait lu. Celui d’une jeune femme qui partait vers l’aventure avec ses amis pour secourir un beau jeune homme en détresse. Certes,cs’était plutôt l’inverse qui se passait habituellement mais la jeune fille avait adoré ce bouquin. Elle avait d’ailleurs beaucoup rit.

▬ Et demain, nous irons t’acheter de beaux sous vêtements en dentelle pour ton futur mari. Oh ce qu’il sera content pour votre nuit de noces !

▬ Hum ou…QUOI ?

Le rouge aux joues, la jeune fille fixa sa mère comme ci une deuxième tête lui était soudainement poussée et écarquilla brusquement les yeux. Si elle avait su que la conversation aurait tournée ainsi, elle aurait prit la peine de l’écouter, un peu.

FIN FLASHBACK




Sortant de ses souvenirs, elle se demanda si quelqu’un avait parlé pendant qu’elle rêvait et fixa Groves de ses grands yeux bleus aux teintes vertes, se demandant aussi si l’homme embrassait bien.

* Oh non mauvaise idée…un mouton, deux moutons, trois moutons…*

Les yeux grands ouverts, surprise elle-même de sa réflexion, elle se mit à rougir avec force et baissa brusquement la tête, honteuse d’avoir eut ce genre de pensées. Et puis, elle choisissait mal son moment pour se questionner si tel ou tel homme embrassait bien.

« Vous a-t-il manipulé ? »

Toujours aussi distraite, elle n’arrivait pas à se concentrer sur la question et finalement, après plusieurs tentatives pour reprendre son calme, elle lui répondit, la voix légèrement tremblante :

▬ Ma…manipulé ? Dans quel sens du terme ?

Bon, c’était pas encore gagné puisqu’elle ne suivait rien du tout, ayant toujours en tête les lèvres si fines, si sévères, si autoritaires de cet homme de loi, bien ancrées dans son esprit.
Au loin, Jonathan se mit à pouffer, sachant parfaitement ce qui se passait puisqu’il avait souvent été victime de Snow. Même condamnés, la jeune femme arrivait à trouver le moyen d’être distraite.

« Tout n’est pas encore trop tard dans ce cas – vous pouvez expliquer que l’on vous à kidnappée – vous pouvez retrouver votre vie, et ainsi éviter la potence en demandant la rédemption. »

Reprenant son sérieux, elle planta ses prunelles dans celles du soldat :

▬ Bien joué monsieur le lieutenant mais pour que ma réputation soit complètement blanchie, il faut pour cela que j’épouse un homme et, Ô miracle, voila que je me retrouve une fois de plus, contrainte d’épouser un vieux noble. Avec un peu de chance, il ne boira pas cette fois, peut être bien qu’il sera juste un vieux pervers ! J’avoue que l’idée est tentante, laissez moi le temps de la réflexion…

Elle resta silencieuse durant quelques seconde et lâcha :

▬…non ! Je préfère encore mourir que de subir cette humiliation.

Elle avait échappé une première fois à un mariage forcé, ce n’était pour retomber dans le piège une fois de plus. Vrillant ses yeux vers Jonathan, elle constata que celui-ci souriait, visiblement amusé de son comportement révoltant et toujours aussi fougueux. La jeune femme avait un caractère bien trempé et même dans les pires situation, elle ne le laissa pas de côté et c’était cela qui amusait le capitaine. Enfin, il rigolerait surement moins quand il aurait la corde au cou mais pourtant, il ne se laissa pas abattre et regardait avec curiosité le duel qui se jouait devant ses yeux, espérant surement que sa jeune amie le remporte. Sauf que cette fois, elle s’était visiblement trouvé un adversaire à sa taille, enfin pas à proprement parlé puisque Groves était bien plus grand qu’elle.

▬ Juste une chose…J’ai un vieil ami que peut être vous connaissez, Davidson Brown, est-ce que vous pourriez lui donner ma mandoline. Cela me ferait énormément plaisir qu’il en hérite…sinon, si vous ne le trouvez pas, gardez là…
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MessageSujet: Re: « Quelques notes en suspend, et puis toi... »   Dim 6 Fév - 22:25

Theodore Groves arqua un de ses épais sourcils bruns, contrastant à merveille avec la teinte blanchâtre de sa belle perruque poudrée. Le lieutenant désirait toujours êtres parfaitement bien habillé, coiffé, et parfumé. Il ne sortait jamais de ses appartements, ou de sa cabine, sans une petite fiole d’eau de Cologne qu’il avait trouvé dans le bureau de Lord Beckett. Il s’imaginait qu’avec cette odeur, si semblable à celle de son modèle de vie, il deviendrait beaucoup plus impressionnant qu’en temps normal, que son entourage aspirerait à l’admirer, ou encore le craindre. Theodore ne faisait que calquer ses moindres mouvements sur ceux de son employeur, en espérant vainement pouvoir un jour parvenir à son niveau ; notamment à la tête de la Compagnie des Indes. Cutler serait l’exemple même du leader, il en était assuré. Alors, il ferait pareil. Et la première chose que Lord Beckett ferait dans une situation pareille à celle-ci, serait très certainement d’envoyer tous les pirates en salle de torture, afin de les faire parler, puis pendre jusqu’à ce que mort s’en suive. Theodore avait même un calepin en cuir, dissimulé dans la poche en tissu de sa longue redingote d’uniforme, un calepin où il notait ses plus brèves pensées, déductions, ou faits verdicts ; ainsi que son code d’honneur, et quelques informations fort bien utiles sur ses collègues de la Navy ou de l’EITC°. Et dés que l’homme le pouvait, il rapportait ces petites notes à Lord Beckett, avec la ferme certitude qu’un beau jour, cela l’aidera à gravir les échelons de la hiérarchie.

Lord Beckett ne céderait jamais devant les belles paroles de forbans, il en était sûr. Et pourtant – quelque chose lui disait vaguement que cette jeune femme, miss Queen, était bien la victime de l’histoire, qu’elle n’avait jamais été prédestinée à être une pirate. Cela se voyait, dans ses manières, dans le fond de ses prunelles où sommeillait l’innocence même d’une enfant. Theodore commençait peu à peu à s’attendrir pour cette jolie blonde, et cela ne lui plaisait guère. Il ne devait pas leur faire confiance, cela s’avérait être bien trop risqué. Ils pouvaient mentir tous les deux. Mais – Groves s’apprêtait à prendre le risque de se faire avoir une seconde fois, et si on le piégeait à nouveau, il ne s’en remettrait sûrement jamais.

« Non c’est faux ! Il a tout inventé parce qu’il est fou amoureux de moi, il dirait n’importe quoi pour attiré mon attention…et puis même si c’était vrai lieutenant, vous aurez bien du mal à le prouver. »

Theodore leva les yeux vers elle, et fut forcé d’admettre que cette adorable moue en aurait fait sombrer plus d’un. Elle n’était qu’une enfant, après tout. Bien trop jeune pour lui, bien trop jeune pour cette vie. Le lieutenant soupira vainement, puis reprit sa lanterne en main, incapable de dire quoi que ce soit d’autre de méchant. Il n’y parvenait pas sur le moment, et les paroles de cette fille lui revenaient sans cesse en tête, inlassablement. Comme une entêtante mélodie. « Absolument pas, il vous suffirait d’épouser un représentant de la Loi, qui se chargerait de redorer votre nom. Si vous connaissez quelqu’un d’important, cela vous serait également fort utile –Tout n’est que corruption, dans ce monde, vous le savez sûrement aussi bien que moi. Ils vous jugeront à votre tête, sans plus. » lâcha Theodore d’un ton neutre, calme, et songeur. Il se demandait bien si la belle blonde comptait prendre son opinion en compte.

« Ma…manipulé ? Dans quel sens du terme ? »

Il sourit. Elle semblait si naïve, cela l’amusait distraitement. Groves la détailla de haut en bas, et ces dires ne firent que renforcer ses doutes. Elle était bien la Snow Queen de l’histoire, de cette famille noble, qui dépérissait en l’absence de leur tendre enfant. Mais Theodore ne comprenait pas sa manière de voir les choses, elle avait tout, chez elle. Une famille, de l’argent, et un abri ; alors que la plupart des citoyens de Port Royal ne disposaient pas de toutes ces ressources. Pourquoi donc être partie ? Juste pour un mariage ? Ne pouvait-elle donc pas se plier aux exigences de ses parents, ou de se trouver un autre époux, qui ne boirait pas d’alcool ? Tant de femmes étaient passées par là, mais si peu se révoltaient, ou trouvaient leur compte dans ces mariages arrangés.

Theodore voyait qu’elle ne l’écoutait que distraitement, comme perdue dans les nuages. Ce n’était qu’une gamine – pourquoi cela le perturbait autant ? D’ordinaire, il n’aurait pas insisté, et aurait accepté que l’on ne prête pas attention à ses dires. Il serait partit, et aurait même fait torturer les dits inconscients. Hors, cette fille, le clouait sur place. Groves ne parvenait tout simplement pas à l’envoyer en salle de torture, à la merci de quelques soldats sadiques, lubriques, et poussés par le même vice.

« Dans le sens qu’il vous à fait croire que vous seriez enfin libre à ses côtés, ce qui n’est visiblement pas le cas. » rétorqua Theodore, en jetant un regard en biais vers le capitaine pirate. Il était lâche. Le fait d’avoir manipulé une pauvre jeune fille sans défense, d’une pure naïveté pour des raisons aussi égoïstes et personnelles le répugnait. « Grâce à lui, vous risquez la potence. » renchérit le lieutenant froidement, « Remerciez-le donc – »

D’un ton accusateur, Theodore les défia tous les deux du regard, puis reporta son attention sur miss Queen. Voudrait-elle se lancer dans l’aventure ? Sauver sa vie en épousant un homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam ? Il en eut la réponse par la suite, lorsqu’elle reprit la parole, de sa voix claire et limpide comme de l’eau de roche. Groves soupira faiblement, puis agita sa lanterne, doucement, afin d’éclairer la pièce. « Bien joué monsieur le lieutenant mais pour que ma réputation soit complètement blanchie, il faut pour cela que j’épouse un homme et, Ô miracle, voila que je me retrouve une fois de plus, contrainte d’épouser un vieux noble. Avec un peu de chance, il ne boira pas cette fois, peut être bien qu’il sera juste un vieux pervers ! J’avoue que l’idée est tentante, laissez moi le temps de la réflexion… » Il arqua un sourcil, curieux, « …non ! Je préfère encore mourir que de subir cette humiliation. » Il n'insista pas, et ne chercha pas à revenir sur le sujet, comprenant l'animosité qu'avait la jeune fille envers les mariages de ce type.

Leurs lèvres semblaient si proches l’une à l’autre, et Theodore rêva durant une fraction de seconde, qu’elles ne se scellent en un chaste baiser. Remettant cette pensée dans un coin de son esprit, il se gifla intérieurement pour se ressaisir. Ce comportement n’était pas digne d’un gentleman de son espèce. « Juste une chose…J’ai un vieil ami que peut être vous connaissez, Davidson Brown, est-ce que vous pourriez lui donner ma mandoline. Cela me ferait énormément plaisir qu’il en hérite…sinon, si vous ne le trouvez pas, gardez là… » Lorsque la jeune pirate reprit la parole, Groves plissa ses petits yeux foncés. Il acquiesça d’un bref signe de tête, et tilta sur le nom du bras droit de Lady Grey.

« J’y tâcherai, miss Queen. » répondit-il poliment, en se détachant de la cellule. Son cœur battait à vive allure, ainsi, elle connaissait Davidson Brown, un de ses proches amis. Cela le surprenait étrangement – et confirmait donc les paroles du capitaine pirate. Theodore en fut soulagé. Elle n’était qu’à moitié coupable, et ce n’était pas encore trop tard. Theodore les regarda une dernière fois avant de franchir la lourde porte en bois qui le ferait quitter définitivement ces cales sombres, et humides. Il avait toujours détesté les prisons.

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