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TEARS TO SHED, à sa première version fut fondé par Elvira, Yoric et Charles. Il est le nouveau-né d'une longue lignée (qui existe depuis février 2008) de forums basés sur le thème des Chronicles of Pirates of the Caribbean. Le design fut réalisé par Elvira, et certaines œuvres graphiques restent néanmoins la propriété de Forumactif. Toute copie, partielle ou complète est sévèrement punie par la loi, et ainsi : strictement interdite. Le contenu du forum revient aux membres du staff, ainsi qu'aux membres de TTS, veuillez respectez leur travail. A la V2 du forum, l'équipe administrative à été remaniée suite au départ de Charles, et est composée d'Elvira, Yoric, et de deux nouvelles têtes : Grace et Cutler. (Ajout de juillet 2011 : ajout d'Elizabeth au staff, suite au départ de deux de ses membres. )

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 VICTORIAN HOUR

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« SECOND DE L'ENDEAVOUR »
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♠ IRL Age : 25
♠ Parchments : 53
♠ Where are you ? : In the Fort Charles's prisons, watching the prisoner.
♠ Habilities : Monitoring authoritarian, respectful of rules, notions of etiquette, good swordplay and good shooter.
♠ Camp : Lord Beckett's law is the best in this World, sure !
♠ RPG Age : 38 years old.
♠ Quote :
"Deo Dvcente Nil Nocet"
"east india trading company motto" ▬

♠ Dealing ♠
҂ ORIGINES : ~ Commodore ▪ Second in the Endeavour ~
҂ PROFESSION :
҂ RELATIONNEL :

MessageSujet: VICTORIAN HOUR   Dim 9 Jan - 23:43

The Victorian Hour


RÈGLEMENT || ♠ PRÉDÉFINIS || ♠ AVATARS || ♠ INVITES

...





    Quand vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, même improbable, doit être la vérité.
    - Sir Arthur Conan Doyle


    Sombre, sombre. Douce et sombre.
    Londres sommeille dans une robe vermeille.
    Si le froid ne la tue pas, le brouillard s'en chargera.
    Sous une couche de neige blanche, l'humilié a sa revanche.
    Sombre, sombre. Douce et sombre.
    Le parvis est lavé, de ses secrets pêchés.
    Et attends dans l'encre noire, le justicier revanchard,
    De faire taire le sang versé, d'écraser le mal dressé.
    Mais s'il arrive trop tard,
    Qu'il prenne garde de se venger,
    Avant que Londres soit réveillée...

        Mayfair, Londres, 1891


      MISS MEDFORD — Voyons, Sir Kelynge, vous savez très bien ce que les gens en disent. Ces mesures pour garder l'Irlande sous tutelle anglaise n'aboutiront strictement à rien ! Ces Irlandais ne méritent pas tant de libertés. Et puis, pourquoi voudraient-ils être dissociés de notre bel empire ? C'est d'un ridicule !
      SIR KELYNGE — Je suis moi-même un Anglais, je trouve cependant fort fâcheux de voir de la discorde entre ces deux peuples. Après tout, ne sommes-nous pas tous des Anglais ?
      LORD FORSYTHE — C'est sur nos forces qu'il faut compter ; sur nos ressemblances. Sir Kelynge est dans le vrai : nous devons rester unis. Notre pays est déjà assez divisé en ce qui concerne la question de ces groupuscules clandestins qui se sont formés ici et là et qui revendiquent les choses les plus exubérantes. Tenez, vous avez entendu parler du jeune noble allemand qui se prend pour un mécène ? Ce pauvre étourdi possède une cour digne du Roi-Soleil et c'est peu dire ! Fichtre ! Se croit-il à la cour de France ? En Russie peut-être, ce pays arriéré et toujours encombré de tous les privilèges coutumiers dont les bourgeois ne se sont pas encore affranchis ? Ce sujet, Miss Medford, vaut la peine d'être exploité. Au détriment de ce pompeux débat sur l'Irlande et ses revendications.

      Le grand salon de Miss Margaret Medford était beaucoup moins bondé qu'à l'habitude. Celui-ci étant accoutumé à un achalandage meilleur, il semblait maintenant froid et austère alors qu'il était d'ordinaire chaleureux et accueillant. Miss Medford avait tout de même fait servir du thé, des gâteaux et des biscottes, et avait fait réchauffer la pièce en y faisant flamber quelques bûches dans l'âtre. Le froid de novembre s'engouffrait tout de même par la fente sous la petite lucarne et les fenêtres de l'enceinte étaient gonflées de givre hivernal. Le mois de novembre et le mistral tardaient d'annoncer le morne de l'hiver et, en attendant le confinement et l'isolation des mois qui allaient suivre, on se regroupait dans les salons pour discuter de nouvelles et de mondanités. Les fidèles y étaient alors rassemblés : Sir Kelynge, un homme émacié aux traits maussades et à la jeune quarantaine qui avait toujours le mot pour lancer les débats les plus épineux, Lord Forsythe, un ancien officier de marine qui, après une longue carrière, arpentait maintenant les salons de la ville histoire de revivre les émotions de ses beaux jours et, bien entendu, Miss Medford, une femme rondelette et bavarde qui était la tenancière de l'endroit, mais également la pire commère que Londres ait connu. Rien ne lui échappait. Pas même cette histoire de jeune noble débauché...

      MISS MEDFORD — Oh ! J'en ai entendu parler, Lord Forsythe. Il se dit en ville qu'il aurait acquit un manoir à Bloomsbury valant une petite fortune. Allez voir s'il a payé en goldmarks ou en livres sterling, reste que le manoir qu'il possède est d'un luxe outrecuidant à tel point que la Reine elle-même semble outrée d'un tel affront. Il paraît que cela n'aide pas du tout aux tensions qui subsistent déja entre l'Allemagne et l'Angleterre et que la menace d'une guerre est imminente ! Ce jeune sot ne fera que causer du tord aux deux nations.
      SIR KELYNGE — Ne m'en parlez pas, Miss Medford ! Et cette organisation qui se fait appeller la Kabbale et qui sème la terreur sur son passage court toujours et ne fera qu'envenimer les choses. Nous n'avions pas besoin de cela ! Bien loin de moi l'idée d'inventer des histoires...mais je crois que ce jouvenceau baigne avec ces marginaux. Il est grand temps que quelqu'un se charge de ramener l'ordre dans la ville. Sinon, les Irlandais auront une bonne raison de se plaindre !

        Whitechapel, Londres, 1891


      DR. JOHN WATSON — Il est mort ?
      SHERLOCK HOLMES — Je le crois bien. L'hypothèse du sommeil profond peut encore être avancée, mais je doute qu'elle soit la bonne...
      DR. JOHN WATSON — Vous dites ça, parce qu'elle est maculée de sang...
      SHERLOCK HOLMES — ...et parce que ses tripes sont éparpillées sur le pavé. Mais je n'en suis pas certain encore...
      DR. JOHN WATSON — Vous vous moquez de moi, c'est ça ?
      SHERLOCK HOLMES — On ne peut occulter votre grand discernement, mon cher Watson.

      Whitechapel. Loin du charme pittoresque et des salons de luxe de Mayfair, mais pourtant bien imbriquée dans la ville de Londres. Un endroit sordide pour commettre un meurtre, un endroit rêvé pour ne pas se faire prendre...Le cadavre était éviscéré et blanc comme le lys. Il offrait un spectacle tranchant sur fond de dalles charbonneuses et l'odeur des cheminées industrielles ne faisait qu'accentuer le macabre de la scène. Pourtant, deux hommes dans une sombre ruelle, deux parfaits gentlemen en costume de tweed et une pipe à la bouche, complétaient le portrait. L'un d'eux, le dénommé Holmes, se pencha sur la victime et passa un doigt sur la joue de la dépouille. Froide. Froide comme la pierre, Froide comme l'air de Whitechapel, mais pas étouffante comme son brouillard de suie. La nuit s'étirait et les deux hommes étaient toujours seuls dans la ruelle éclairée par la lumière qui coulait des fenêtres de la taverne attenante. Par secousses, des bruits dérobés à la maison de passe, un cri, un éclat de rire, la musique d'un violon qui grince et le tintement des chopes de bières. À cette heure, l'heure du thé n'est plus de mise. Holmes se prit le menton pour réfléchir. Watson était déjà sur une piste :

      DR. JOHN WATSON — L'Éventreur ?

      Son compagnon se releva, perplexe. Il prit une bouffée de fumée qu'il recracha dans la nuit.

      SHERLOCK HOLMES — C'est une possibilité. Le modus operandi est le même. Pourtant, je n'ai pas envie d'y croire.
      DR. JOHN WATSON — Pourquoi ?
      SHERLOCK HOLMES — Et bien son dernier meurtre remonte à deux ans et il n'a pas égorgé la victime, contrairement à ses habitudes.
      DR. JOHN WATSON — Alors je vois pas du tout...Moi, je suis persuadé qu'il en est l'auteur. Et puis ses crimes n'ont pas toujours été faits de la même manière.
      SHERLOCK HOLMES — C'est vrai pour l'éviscération, mais il les égorgeaient toutes.
      DR. JOHN WATSON — Alors qui ?
      SHERLOCK HOLMES — Je crois que ceux qui oeuvrent sous le nom de Kabbale y sont pour quelque chose. Je trouve étrange le fait qu'ils débarquent en ville, commettent des crimes d'envergure politique et ramènent l'Éventreur. Je ne crois pas aux coïncidences, Watson. Soit ils opèrent avec sa méthode, soit il est réellement revenu.
      DR. JOHN WATSON — Et ?
      SHERLOCK HOLMES — ...et il est peu probable que ce soit un pur hasard. Je penche donc pour l'hypothèse selon laquelle la Kabbale est l'instigatrice de tout ceci.
      DR. JOHN WATSON — C'est bien beau tout ça...mais quelle solution avons-nous pour mettre fin à leurs activités ?
      SHERLOCK HOLMES — C'est élémentaire, mon cher Watson : on appelle les renforts.

        Baker Street, Londres, 1891


      SHERLOCK HOLMES — Je vous ai conviés ici afin d'accomplir un but précis. Vous n'êtes pas sans savoir que Londres est, depuis quelques temps, empoisonnée de l'intérieur par un groupe qui se fait appeler la Kabbale. Ils semblent oeuvrer depuis quelques temps déjà et les archives de la ville nous fournissent des manchettes les concernant datant d'il y a quelques mois seulement. Ainsi, ils sont arrivés depuis peu, mais ils s'étendent déjà de façon tentaculaire dans toute la ville. On leur attribue des arnaques, des vols, des extorsions et des meurtres qui font les choux gras des journaux locaux. Apparemment, ils souhaitent la notoriété sans délaisser leur anonymat. Leur tendance à baigner dans les affaires politiques du pays peuvent fortement nuire au salut de l'empire britannique et déclencher une guerre - qui se profile déjà menaçante à l'horizon - entre l'Allemagne et l'Angleterre. Vous n'êtes pas non plus sans savoir que les forces de coalition entre l'Italie, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie ont été mises en branle et que le mince fil de bonne entente entre notre pays et la Triple-Alliance est plutôt ténu. Il ne faut pas oublier le cas de l'Irlande qui accapare le Parlement et la colère grandissante des Irlandais ne fait, jusqu'à maintenant, la surprise de personne. Il faut donc s'attendre à de grands problèmes si nous n'intervenons pas rapidement pour rectifier la situation et empêcher cette Kabbale de s'immiscer dans les affaires d'État et de déclencher un véritable cataclysme politique qui pourrait être fatal à l'Angleterre. Pour cela, j'ai besoin de votre aide à tous. Vous êtes tous des gens extraordinaires dotés de facultés toutes plus essentielles les unes que les autres à notre cause qui est aussi la vôtre. Pour ceux parmi vous qui êtes serviteurs de la Couronne britannique, vous entendrez mon appel d'une oreille patriotique. Pour ceux qui ne sont pas proches des intérêts de l'empire, considérez au moins que action ne fera pas que sauver l'Angleterre, mais elle sauvera également le monde d'une guerre destructrice et sans issue...J'ai pensé à un nom pour notre petite organisation, si vous êtes d'accord...Que pensez-vous des Gentlemen ?

        Basse-Saxe, Allemagne, 1891


      ALEXANDRE VON HAUKE — Les Gentlemen, hein ? Merci, Friedrich.

      Le domestique avait quitté le bureau aussi rapidement qu'il était entré et le silence était retombé dans le manoir. Il régnait, en Basse-Saxe, une atmosphère particulière. L'hiver était presque arrivé, quoique le froid ne s'était pas encore glissé dans le coeur des gens. Il était d'autant plus difficile de ne pas sourire à la connaissance d'une nouvelle aussi sordide. La dernière folie lubrique des Anglais avait arraché un rictus amusé au dernier enfant des von Hauke, Alexandre, qui voyait en cette tentative désespérée de contrecarrer ses plans une lubie incroyablement enfantine et ridicule. Qu'on eût employé Sherlock Holmes, une poignée de faux héros ou même Achille en personne, Alexandre ne voyait là qu'une marque supplémentaire de la triste mise en scène offerte par l'Angleterre : une bande de gens jouant les héros appelés les Gentlemen qui accourent à l'appel de la Patrie et qui vont se jeter tout droit dans les filets tendus. C'est si héroïque et si...inutile. Le jeune homme déposa la missive sur le bureau en bois massif et se rendit à la fenêtre. Celle-ci offrait déjà un paysage morne qu'il ne tarda pas à couvrir de rideaux épais.

      ALBERT DE SAXE — À peine rentré, tu ne supportes déjà plus le paysage de la patrie qui t'a vu naître ?
      ALEXANDRE VON HAUKE — Père !
      ALBERT DE SAXE — Alors, quelles nouvelles mon fils ? Les Anglais t'ont-ils démasqué ?
      ALEXANDRE VON HAUKE — Pas le moindre du monde. Certes, ils tergiversent sur les scandales de mon extravagance et j'ai eu ouïe dire que même la Reine était jalouse du manoir que vous m'avez fait construire, mais ils ne se doutent de rien...
      ALBERT DE SAXE — À la bonne heure, mon fils ! Ainsi, lorsque l'Allemagne sera grande et aura éclipsé toute rivale, le peuple sera à même de te porter en héro. Bismarck lui-même viendra te porter les honneurs !
      ALEXANDRE VON HAUKE — J'y veillerai personnellement, père.
      ALBERT DE SAXE — Bien !
      ALEXANDRE VON HAUKE — Cependant, je crois fort qu'il y ait une ombre au tableau...mais ne vous en faites pas, il ne s'agit là que de bagatelles insignifiantes !
      ALBERT DE SAXE — Qu'est-ce donc ?
      ALEXANDRE VON HAUKE — Rien de bien dangereux, père. Ils ont simplement mis sur pied une petite organisation qui est chargée de faire contrepoids à la Kabbale. Toutefois, je ne crains rien de ce côté-là.
      ALBERT DE SAXE — Il ne faut pas sous-estimer leur potentiel, Alexandre. Ils pourraient franchement te mettre des bâtons dans les roues et faire échouer tes plans.
      ALEXANDRE VON HAUKE — Je veillerai à ce qui ne se passe rien qui puisse contrecarrer mes plans...
      ALBERT DE SAXE — Et que comptes-tu faire avec eux ?
      ALEXANDRE VON HAUKE — Ce que je sais faire le mieux depuis vingt-trois ans : éliminer les obstacles.

      Histoire entièrement rédigée par Cigüe
      Ne pas copier.


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